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Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même

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Le Doulos

Le DoulosÀ peine sorti de prison, Maurice Faugel (Serge Reggiani)  tue Varnovre (René Lefevre) qui avait assassiné sa femme. Puis il prépare un coup avec l'aide de Silien (Jean-Paul Belmondo). Celui-ci a mauvaise réputation dans le milieu : on prétend qu'il est un "indic". Mais Faugel va lui faire confiance.

Malheureusement, les policiers interviennent lors du cambriolage et l'un des complices de Faugel est tué...

Le Doulos (1963) est un film de Jean-Pierre Melville qui est tellement attaché au film noir américain qu'il en a retenu tous les codes : le noir et blanc tranché, les paysages nocturnes... Il est ainsi amusant de voir Reggiani arriver chez Lefevre en plein jour et, en vingt minutes à peine, sortir de la maison de nuit en passant par une fenêtre à guillotine.

Mais ces curieux raccourcis ne changent rien à la qualité intrinsèque de cette oeuvre, qui parle du destin, des faux semblants, et surtout qui joue sur une interprétation des images. Ainsi, dès le début, Silien est défini comme "le doulos", l'indic. Et on est en droit de le croire au vu de sa rencontre avec le commissaire Clain (Jean Desailly). Mais comme dans les films noirs américains - et comme dans un western de Ford - les apparences sont trompeuses, et le "twist" final m'a, je l'avoue, "cueillie" !

Le DoulosTous les protagonistes finissent par rencontrer leur destin, et la réplique de Belmondo "Dans ce métier, on fini clochard ou avec une balle dans la peau" résume bien le genre tout entier.

Je crois que je prendrais beaucoup de plaisir à revoir régulièrement  Le Doulos, par son ambiance et par la présence à l'écran d'acteurs que j'apprécie particulièrement.

 

                                                          Ambiance... ►

 

 

 

Le Doulos

 

 

 

Une petite interrogation sur les deux photos ci-dessous : le "jeu de miroir" entre Reggiani au début du film et Belmondo lors de la scène finale est intriguant... Deux personnages pris dans le même piège ? Deux visages du milieu ? Deux générations de gangsters ? Décidément, ce film n'a pas fini de me plaire...

Le DoulosLe Doulos

 

 

 

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