Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
Après l'agression de sa femme Laura (January Jones), Will Gerard (Nicolas Cage) est abordé par le mystérieux "Simon" (Guy Pearce), qui fait partie d'un groupe de citoyens qui, face au laxisme de la justice, a décidé d'appliquer la loi du Talion.
Désespéré, Will accepte, et, effectivement, le lendemain de l'agression, il apprend la mort du violeur de son épouse. Mais six mois plus tard, "Simon" le recontacte, lui demandant un petit "service"...
Le Pacte de Roger Donaldson (2011) est un film de "vigilante", qui joue sur le principe du "noyautage" : on se rend compte en effet que cette organisation criminelle est présente dans toutes les institutions de la ville, dont, bien entendu, la police elle-même. L'idée que "Simon" est un électron libre qui agit pour son propre compte est tellement grotesque que la dernière scène du film la récuse sans surprise.
Nicolas Cage, dans le rôle du petit prof d'Anglais qui devient un justicier est assez amusant car peu crédible. La scène où son élève le plus intenable, en apprenant qu'il a été arrêté pour "meurtre au premier degrés" se déballonne devant lui est absolument ridicule.
Autour de lui, nous avons January Jones qui est beaucoup plus crédible en épouse qui surmonte son traumatisme par l'achat d'une arme, mais le reste du casting est malheureusement trop caricatural : Guy Pearce, crane rasé et regard froid est un "Simon" sans aucune psychologie, Harold Perrineaud joue le copain de Will qui, bien entendu, va se révéler un membre de la confrérie ; et puis nous avons bien sûr les "bons flics" et les "mauvais flics".
Le Pacte est en fait un film qui cumule les poncifs sur le genre, se prenant trop au sérieux en développant la paranoïa de son héros. Pas trop mauvais en soit, mais ça manque de nouveauté...
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog
