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Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même

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Noé d'Aronofsky

Noé d'AronofskyJe viens de lire l'article de Mad Movies consacré au Noé de Darren Aronofsky. C'est drôle comme, parfois, en lisant les critiques de professionnels du cinéma, j'ai l'impression de ne pas avoir vu le même film !

Je suis d'accord avec l'auteur du papier (Cédric Delelée), pour la forme du métrage : cohérente en ce qui concerne le rapport entre Dieu et l'Homme, inadaptée lorsqu'il aborde le drame familial qui se déroule à l'interieur de l'Arche. Mais j'ai trouvé que la fin était en total désaccord avec l'intégrisme du héros.

Le peu que j'ai lu de la Bible m'a conforté dans l'idée que les Premiers Croyants étaient des intégristes forcenés, qui n'hésitaient pas à - presque - sacrifier leurs propres enfants si Dieu le leur demandait. Alors laisser mourir l'Humanité entière pour aller dans le sens de la "Parole Divine", cela ne devait pas les empêcher de dormir !

C'est donc ainsi que j'ai compris le coeur du film, l'opposition de Noé et de Tubal Caïn. Mais ce qui m'a gênée dans cette histoire, c'est justement le traitement basique du "méchant", tel que je l'ai perçu. Ainsi, il apparait avec sa horde au milieu de la forêt que Noé a planté, s'en rend propriétaire et commence par rejeter toutes personne qu'il juge "inutile" (femmes, enfants, vieiillards...). Quant à la façon dont il tente de rallier le fils du héros à lui, je l'ai trouvée assez ridicule et hors de propos.

Pourtant, dans Mad Movies, il y a une inteview d'Arrofonsky d'où il ressort que ce personnage joué par Ray Winston est plus complexe que je le croyais. Cela me laisse perplexe. Aurais-je mal compris les intentions du réalisateur ?

Toujours est-il que, comme je l'ai dis dans mon article consacré à ce film un peu "bancal", j'aurais préféré que Noé reste jusqu'au bout l'intégriste qu'il est... Cette loooooongue scène larmoyante avec Emma Watson a titillé désagréablement mon côté misanthrope qui trouvait son compte depuis une bonne demi-heure de film. (SPOLIER  : j'aurai voulu que Noé laisse son fils et sa belle-fille partir, au lieu de détruire leur radeau et vouloir commettre un terrible crime).

Voilà ce que j'avais à dire, sur un film assez mal fichu mais qui m'a intéressé sans me passionner outre mesure. C'est étrangement le même sentiment que j'ai pour Black Swan du même réalisateur. Est-ce une coïncidence, ou y-aura-t-il toujours une "incompréhension" entre les oeuvres d'Arofonsky et moi ?

 

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