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Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même

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Rocky

RockyÀ Philadelphie, Robert "Rocky" Balboa (Sylvester Stallone), boxeur amateur, sert de gros bras à l'usurier Gazzo (Joe Spinell). Il vivote ainsi entre ses entrainements, les rappels à l'ordre aux "clients" de son patron et les visites au magasin d'animaux où travaille Adrian (Talia Shire).

À l'approche du bicentenaire de la Révolution Américaine, un match-exhibition est prévu dans la capitale de la Pennsylvanie. Mais suite à la défection de son adversaire, Apollo Creed (Carl Weathers) décide de marquer le coup en s'opposant à un boxeur amateur. Il choisi alors Balboa (dont le pseudo de ring est "Italian Stallion")...

J'ai vu ce premier Rocky il y a déjà quelques années, et, comme tout un chacun, je n'avais gardé souvenir que des trois scènes-cultes : la montée des marches du Philadelphia Museum of Art, l'entrainement sur les carcasses de boeufs et le cri final du héros : "Adriaaaaaannnn !"

Mais ce film de John G. Avisdsen de 1976, simple série B de boxe tournée en quelques semaines sur un scénario de Stallone, est bien entendu autre chose : au-delà de la glorification de "L'American Dream", il y a ces petites scènes "quotidiennes" qui sonnent authentiques : Rocky est un "bon gars", plutôt timide en fait,un peu benêt, mais avec un coeur tendre : la scène où il renonce à casser le pouce d'un débiteur pose le personnage - en même temps, qui aurait envie d'un héros  qui tabasse des gars pour le compte d'un usurier ?

RockyIl y a une séquence qui parait gratuite mais qui donne un autre indice sur la gentillesse de Rocky : lorsqu'il raccompagne une très jeune voisine chez elle en lui faisant la morale sur les filles "qui trainent avec les garçons".

Seul bémol dans le film, le nom de ring de Balboa, "Italian Stallion" ("L'Étalon italien") a tendance à me faire ricaner, tant il me semble ridicule, mais ce n'est qu'une considération personnelle et par ailleurs, il y est très peu fait mention.

Talia Shire est une 'Adrian' au physique ingrat et souffrant d'une timidité maladive, étouffée par un frangin colérique et roublard (Burt Young) ; on dirait que Stallone s'est inspiré de Marty pour ces personnages névrosés.

Carl Weathers a obtenu - avec raison - un beau succès personnel dans le rôle d'Apollo Creed, boxeur vedette entouré d'agents, de secrétaires et d'hommes de loi, et, loin de la caricature bête et méchante du sportif-vedette, campe un personnage intelligent et même conscient de participer à un grand "barnum" médiatique - son arrivée sur le ring, déguisé en "Oncle Sam" est grandiose.

RockyRocky

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Burgess Meredith, vieux briscard du cinéma, connu pour des centaines de seconds rôles, est ici un vieil entraineur bougon, cassant mais dont on sent une profonde affection pour son poulain, à qui il reproche de laisser sa carrière de pugiliste stagner. Sa confrontation avec Stallone dans l'appartement est un grand moment du film.

Rocky aurait pû n'être qu'une bête série B sportive, un film vite tourné, vite sorti et vite oubliée. Mais c'était sans compter sur le talent de Stallone acteur-scénariste, de ses partenaires et surtout cette description réaliste mais non misérabiliste de l'Amérique des petites frappes. Oui, c'est une apologie de "l'American Dream", mais des comme ça, on en redemande.

 

Rocky

 

 Note : Une statue de Rocky fut érigée sur le parvis du Philadelphia Museum of Art en 1982, avant d'être déplacée à quelques mètres de l'établissement. Aujourd'hui encore, de nombreux touristes s'amusent à monter les marches en fredonnant le célèbre thème du film, composé par Bill Conti.

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V
Ouais! La bourde impardonnable, je ne sais pas où j'avais lu que cette actrice était disparue et que Stallone était très affecté, en tout cas, j'y croyais. Tant mieux pour Talia Shire que cette fausse information ne concerne donc pas, heureusement. A l'avenir je vérifierai mieux ce qu'il en est vraiment.
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A
Je suis en train de faire la biographie de Talia Shire pour ma rubrique "Ciné ladies"  et elle est toujours de ce monde, mon cher Valcogne.<br /> À ce propos, je ne savais pas qu'elle était la soeur de Francis Ford Coppola ! Pour l'instant, je n'ai que peu de renseignements à son sujet... J'espère trouver de quoi faire un post consistant.
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V
Il existe beaucoup de films que je ne placerais pas dans les chef d’œuvres mais marquent leur temps, sont significatifs, incontournables d'une époque. Certains ont un côté presque documentaire, d'autres un charme désuet irremplaçable où sont emplis des problèmes de l'instant décrit. La saga de Rocky a une place dans l'imaginaire des spectateurs avec tel ou tel opus préféré des uns ou des autres, mais, comme elle se déroule en chronicité avec la vraie vie de Sylvester Stallone, cela la rend d'autant plus touchante. Dans la réalité, le décès de Talia Shire a ému tout le monde, Adriennnnnne...était partie, et avec elle un morceau des souvenirs de bien des cinéphiles. De la même manière, on ne peut dire que tous les Harry Potter se valent, cependant l'ensemble est incontournable aussi.
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D
Pas porno contrairement a la légende mais érotique genre de ceux qui faisaient les soirées de M6 a l époque , Valcogne ! Je ne suis pas un fan de la série "Rocky " sans la détester je me ferais donc l avocat du diable pour ce post. Le premier est bien sur le meilleur surtout quand on connaît les suites , Stallone s est inspiré de Rocky Marciano seul boxeur blanc champion du monde dont l histoire est aussi plus ou moins évoquée dans le film " Marqué par la haine". Ce qui a plut aux spectateurs c est l attitude benet du personnage qui le rend sympathique mais a mon avis c est très surjoué par Stallone et cela devient meme lassant a la longue ..Les combats ( ridicules pour les spécialistes ) sont superbement filmés et il faudrait etre de marbre pour ne pas succomber a la tension qu ils génèrent , l histoire est plutôt bien menée et les personnages sont tous bons .Avant  " Rocky" les films sur la boxe étaient plutôt crédibles puis Stallone en a fait des "movies pop corn" a la sauce catch moderne  mais c est diablement divertissant ...Pour les amateurs il y a bien sur l incontournable " Raging Bull" ! Succès mérité donc pour ce film mais certainement pas un chef d œuvre  mais cela n engage que moi bien entendu..
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A
J'ai fini par me faire à ce surnom ! <br /> Comme tu le dis, Valcogne, Stallone a un humour qui allège la saga que je craignais un peu "lourdingue" suintante de testostérone.<br /> Et puis, cette jolie relation entre Rocky et Adrian, et ce lien entre lui et son beau-frère Paulie - génial Burt Young ! Non, franchement, Stallone sait raconter des histoires sans verser dans le bête premier degré...
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