Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
François Gautier (Dany Boon), premier violon dans un orchestre, est un incurable radin. Mais sa petite vie de calculs et d'économie de bouts de chandelles se retrouve bouleversée lorsqu'il tombe amoureux de Valérie (Laurence Arné), et que lui arrive soudain une progéniture qu'il ne connaissait pas...
Radin ! Ce titre pourrait très bien être mis au pluriel et s'appliquer aux scénaristes, Nicolas Cuche et Laurent Turner : Il est étonnant de voir à quel point une seule idée peut être étirée à l'infini pour faire un film comique français d'aujourd'hui ! La première partie tourne autour des astuces de notre héros pour payer le moins possible et gagner le maximum, puis on le voit chercher tous les moyens de séduire la jeune violoncelliste tout en gardant le contrôle de son porte-monnaie (la séquence du restaurant est plutôt amusante, je le concède, avec un clin d'oeil à... Shining !), on assiste aussi à son effarement lors de l'arrivée de sa fille Laura (Noémie Schmidt), à qui il va jusqu'à demander... un loyer !
Mais bien sûr, on ne peut faire durer un long-métrage sur cette idée de la radinerie. Alors on invente le "bienfaiteur mexicain" : la mère de Laura aurait fait croire à sa fille que son paternel était parti au Mexique ouvrir un orphelinat. S'ensuit donc un quiproquo par lequel la jeune fille s'imagine que les "mesures d'économies" de François sont autant de moyens d'envoyer de l'argent à l'autre bout du monde.
Enfin le patho : je ne vais pas "spolier", mais la dernière partie du film arrive comme un cheveu sur la soupe et donne lieu à une avalanche de bons sentiments aussi écoeurante qu'un coulis de chocolat blanc sur de la guimauve à la fraise.
Bref, Radin ! de Fred Cavayé est un de ces films français comiques typiques : une idée, un acteur "banckable", et nous avons une valeur-sûre pour les dimanches soirs de TF1 pendant au moins 20 ans !
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