Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
Alors que l'on fête les 53 ans de Plein soleil, avec une ressortie au cinéma et bientôt un Blu-ray, j'ai eu envie de rendre hommage à Alain Delon.
Gabin était le "patriarche", Belmondo le "clown", et Ventura le "taiseux", comment définir Delon ? Malgré ses rôles de voyoux, il a toujours eu en lui une forme d'aristocratie, d'atitude noble, dans son parler, son regard. Je le qualifierais donc de "seigneur".
Aujourd'hui, il est brocardé par les humoristes, pendant que les gens, ceux-là même sans doute qui allaient voir ses films, lui reprochent son exil suisse, sa condescendance, son mépris...
Pourtant, lorsqu'on lit ce que disent de lui ceux qui l'ont côtoyé sur les plateaux de cinéma, on est étonné de son profesionnalisme et du soutient sans faille qu'il accorde à ses amis. Condescendant, Delon ? Oui, sans doute, mais peut-être est-ce une protection ?
Protection contre les parasites qui gravitent dans le milieu du cinéma. Contre les pseudo écrivains ou journalistes qui cherchent les failles, afin d'écrire des "papiers" à scandale ou des biographies non autorisées. Delon est inaccessible pour ceux qui ne le méritent pas. Mais pas pour ses amis. Et si le public se détourne de lui, qu'importe !
Personnellement, l'attitude d'Alain Delon ne me choque pas. Je n'ai pas souvenir qu'il ait convoqué la presse lorsqu'il a prit la nationalité Suisse. Il donne son avis parfois sur des évenements qui lui tiennent à coeur, mais il ne semble pas vouloir faire des discours politiques ou sociaux. Quelque part, il me fait penser au rat qui, dans une fable de La Fontaine, s'est réfugié dans un fromage, et qui refuse de prendre part aux mouvements du monde.
Pour moi, Alain Delon, c'est dans ses films qu'il faut le trouver, l'homme ne doit pas être sacralisé pas plus qu'il ne doit être voué aux gémonies. Laissons-le tranquille, et admirons le Seigneur du cinéma dans ses oeuvres...
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