Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
Alors, nous avons un petit village mexicain rançonné par des...soldats, un "héros" sans nom, habile aux armes à feu, qui se trimbale avec un cercueil, un trésor caché par un confédéré qui a noté le plan sur quatre holsters qu'il faut réunir ; j'allais oublier des "guêtres rouges" à la recherche du magot, et un homme qui poursuit le héros pour venger la mort de son fils...
Defiance (Dollar for the dead), écrit et réalisé par Gene Quintano (1998), est un western qui semble fait de bric et de broc, piochant dans tous les poncifs du genre : ainsi, lorsque, au début du film, le héros (Emilio Estevez) apparait, relevant lentement la tête et bénéficiant d'un gros plan "Leonnien" sur son regard, ou l'humour parfois noir des dialogues, sans compter le "duel à trois" final.
Mais il y a aussi des scènes de fusillades au ralenti, avec une musique d'Opéra et un héros qui virevolte sans arrêt, comme s'il avait apris à tirer avec un gymnaste du Cirque de Pekin...Estevez aussi muet qu'un Bronson ou un Eastwood, qui lors des rares moments de calme regarde une photo de sa femme et de sa fille, dont on devine qu'elles ont eu un destin tragique. William Forythe joue Dooley, un ancien soldat sudiste qui possède l'un des morceaux de la carte au trésor, et qui persuade notre héros (qu'il nomme "Cowboy") de partir à l'aventure.
Un bon western que ce Defiance, sur un DVD possédant seulement la VF...tant-pis...
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