Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
Alan Wolf (Alain Delon), grand danseur dont la carrière fût brisée par un accident de la route, dirige une école de danse où officie Chico (Patrick Dupond), qui voue au "maître" une dévotion absolue. Mais trois jeunes femmes qui fréquentaient ce cours décèdent dans des conditions anormales. Ella (Marina Saura), ex-femme de Wolf, demande à l'inspecteur Eparvier (Claude Brasseur) d'enquêter...
Dancing Machine de Gilles Behat est un mélange de polar, de drame psychologique et de récit initiatique sur la danse. Scénarisé par Paul-Loup Sulitzer, Loup Durand et Didier Decoin, d'après une idée de Marc Cerrone (qui signe la musique), c'est un film qui peut se voir comme une étude de la folie, et c'est dommage qu'il soit raté !
Le scénario est souvent maladroit, avec un "twist" final complètement aberrant. Les dialogues sont parfois d'un comique involontaire : ainsi, Eparvier expliquant à Ella pourquoi il a un mainate : "je voulais un chien, mais ça ne parle pas. Même si on le nourrit de beurre"...
Dupond cheveulu, Brasseur aux yeux continuellement écarquillés sont risibles ; Delon survole ce film avec un monolithisme "impérial" qui lui ressemble, et Tonya Kinzinger est maladroite dans son rôle de Daphné, mais cela la rend attachante.
Dancing Machine est donc un curieux polar mâtiné de Fame, une étude sur la folie sous toute ses formes : l'amour, l'attrait de la mort, le désir de posseder ou d'être possédé...
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