Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
C'est une question cruciale qui me turlupine depuis déjà longtemps : est-ce que j'aime voir Charles Bronson moustachu ou non ? (Val, tu as vraiment des questions existentielles, toi !)
Je me suis rendue compte il n'y a pas très longtemps qu'a chaque fois que Charlie apparaît sans sa moustache, c'est dans un film disont "atypique" de sa carrière ; bien entendu, je ne parle pas là de ses débuts , je ne prends en compte que sa période de vedettariat :
L'Ange et le Démon (Twinky) : ce film étant tourné très peu de temps après Il était une fois dans l'Ouest, on peut supposer que la moustache n'a pas eue le temps de repousser. Son rôle : un écrivain de romans pornographique qui tombe amoureux d'une jeune Anglaise de 16 ans (on ne peut pas faire plus atypique dans la carrière de l'acteur !)
Cosa Nostra : Le veritable Joe Valacchi étant glabre, là aussi, l'explication est simple.
Dans Le Bagarreur, Chaney est un boxeur clandestin. Bronson y apparaît là encore sans moustache : son personnage est un gars qui devient boxeur quasiment par hasard.
Act of Vengeance : dans ce téléfilm (sorti en salles en France), Bronson interprète le mineur syndicaliste Jock Yablonski, qui n'arborait pas de moustache.
Indian Runner : ultime apparition de Bronson au cinéma, son rôle est extraordinairement émouvant : un père déchiré par la perte de sa femme et les problèmes que connaissent ses deux fils.
Cinq films en tout et pour tout, et à chaque fois un rôle très humain, bien éloigné de ses prestations de justicier. Alors, qu'est-ce à dire, que Charlie utilise son attribut capillaire comme "accessoire", au même titre que le Magnum ou les colts ? Que pour lui, le fait d'avoir une moustache fait de lui un homme, du genre qui ne pleure pas quand on castre son copain, ou qui ne perd pas son temps à embrasser des nymphettes londoniennes ?
Reste une quesion en suspens : dans Le Flingueur, notre acteur préféré arbore sa célébre moustache et reluque le jeune Jan Michael Vincent...Bien-sûr, Michael Winner s'est bien gardé d'expliquer à Charles Bronson le sous-texte du scénario...
(Cela m'amène à penser que je vais un jour faire un article sur ce film, car il semble apparaître "en filigrane" sur ce blog...)
Alors ma question du début : Comment je l'aime, mon Charlie ? Et bien, je répondrai que je le préfère sans moustache, mais dans sa période "7 Mercenaires" !
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