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Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même

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Une reflexion sur les westerns...

Une reflexion sur les westerns...Souvent, lorsque je lis le titre français d'un western des années 30, 40 ou 50, je ne peux m'empêcher d'esquiser un sourire : j'imagine que les traducteurs de ces époques avaient une liste de mots en rapport avec le genre, comme "chevauchée", "prairie", "caravane", "piste", qu'ils couplaient selont leur humeur à des adjectifs du genre "fantastique", "sauvage", "rebel(l)e", etc...

Cela donne un ton suranné, désuet ; il m'arrive d'imaginer Le Petit Nicolas de Sempé et Goscinny allant voir "un chouette film de cow-boys" avec ses copains. Et c'est là que réside le charme des vieux westerns : ils étaient "tout public", c'est à dire que le héros de ces bobines passait des mois à convoyer du betail sans avoir un seul grain de poussière sur ses vêtements, ni un poil sur le menton.

C'était l'époque bénie où le sherif pouvait sortir d'une bagarre homérique sans être décoiffé (parfois même il gardait miraculeusement son stetson sur sa tête), où le "vilain" mourrait d'une balle en plein coeur sans verser une goutte de sang, où la belle et fraîche jeune première avait un chignon impeccable et se voyait déjà mariée au héros dès la première rencontre...

C'est "l'enfance" du western, avec ses personnages légendaires et héroïques, ayant pour noms Tom Mix, John Wayne, Gary Cooper, Henry Fonda...

A ce propos, s'il y a un film dont le titre est innaproprié dans notre langue, c'est bien La poursuite infernale ! C'est d'une laideur, d'un mauvais goût ...Ce n'est pas le seul western à subir un tel outrage, ni même le seul film, tout genres confondus...

Mais quand-même : on a l'impression que dans la France des années 40 à 50, le western n'avait pas le droit d'avoir un peu de poésie, de douceur dans ses titres : "Ma douce Clémentine" aurait été bien mieux ; si il y avait une crainte que le public ne confonde avec une comédie musicale, il suffisait de trouver un titre comme "Le sherif Earp", par exemple.

Oui, c'était l'enfance du western. Plus tard, des trublions comme Peckinpah, Aldrich et Leone le feront entrer dans l'adolescence, période connue pour ses révoltes et son anticonformisme...Mais cela est une autre histoire.

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L
Tsss... "She wore a yellow ribbon" est "La charge héroïque", ce chef d'oeuvre. Je regrette de ne pas avoir vu tous ces films au ciné !
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A
Quelle belle évocation, Valcogne ! Moi qui n'ai connu les westerns que sur le petit écran (noir et blanc, puis en couleur) de mes parents, je suis un tout petit peu jalouse de tels souvenirs...Mais "qu'importe le flacon, pourvu qu'on ai l'ivresse" !<br /> Pour parler des titres, "My darling Clementine" est une chanson très connue aux U.S.A : est-ce la même chose pour "She wore a yellow ribbon" ? Cela expliquerait les differences entre les titres originaux et français.
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V
A ce sujet, Que dire par exemple de :" She wore a yellow ribbon" qui devient " les cavaliers" et autres " Rage at Dawn" devenant "Les rôdeurs de l'aube"et on en passe...Les exemples sont légion, quelquefois marrants, le plus souvent affligeants. Précisons que cette "enfance du western" était visionnée, la plupart du temps, au "Rialto", au "Rex", au "Trianon"", au " Bilboquet" de toutes les villes françaises où d'anciens théâtres 1900 s'étaient reconvertis en cinémas gardant leurs rideaux de velours rouges, fauteuils en bois en seconde et de velours en première, selon les tarifs, et ouvreuse-caissière à chaque séance!<br /> Sans oublier le son pourri et la magie du technicolor!
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F
On peut aussi (entre autres) se demander quel est le rapport entre "LE TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS" et "MIDI PILE" (le titre original)...
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