Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
Nous sommes en pleine Guerre de Sécession. Le colonel nordiste Penbrock (James Coburn) s'est mis en tête d'attaquer le fort qu'il dirigeait et qui est tombé aux mains de Ward (Telly Savalas). Pour cela, il va recruter une poignée de repris de justice juste avant leur exécution.
Parmi eux, Eli Sampson (Bud Spencer), un colosse pas si idiot qu'il n'y parait, qui va vite comprendre que le contentieux entre Penbrock et Ward ne concerne pas seulement le fort...
Une raison pour vivre, une raison pour mourir (1972) de Tonino Valerii, commence comme Les 12 Salopards et se termine comme La Horde sauvage par un massacre à la mitraillette. Le film s'offre même un détour par le mythique Il était une fois dans l'Ouest : ainsi, la ferme où nos "salopards" découvrent une dangereuse famille n'est autre que celle des Mac Bain ! Mais derrière ces emprunts, nous avons un scénario certes banal, mais au service d'une tragique histoire de vengeance.
James Coburn, lors de son apparition dans le film, rappelle le mutique 'Brit' qu'il interpréta douze ans plus tôt, et Spencer, sous son aspect lourdeau, est assurément le plus malin de la bande de malfrats engagés pour la mission-suicide. Les autres acteurs n'ont guère le temps de développer leur personnages, qui meurent très vite et souvent de façon héroïque.
'Ward', interprété par Savalas, est très ambigüe : je soupçonne fort une relation homosexuelle entre lui et son aide de camps, impression soulignée par les gestes précieux du personnage, et sa façon très particulière de craquer les allumettes sur une statue...
Je ne suis pas une grande fan de western Spaghetti, mais Une raison pour vivre, une raison pour mourir - aussi connu sous le titre Une horde de salopards (sic !) est un bon film du genre, malgré son scénario banal et prévisible.
Un décors familier...
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