Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
Cottonwoods Springs est une ville prospère, qui entre dans l'ère moderne. Seul anachronisme, le shérif, Frank Patch (Richard Widmark), un homme qui fait justice à coup de colt. Lorsqu'il abat un poivrot, les notables, las de ses méthodes expéditives, décident de le renvoyer.
Mais Patch connait tout les secrets des uns et des autres, et commence à devenir incontrôlable.
Une poignée de plomb (encore un titre français très discutable) a connu des problèmes de tournage : Robert Totten l'a commencé, puis, après son revois par Widmark, Don Siegel a achevé le travail. Le film est donc sorti en 1969 avec "Allen Smithee" comme nom de réalisateur.
Il plane sur ce western une atmosphère morbide, à l'image du héros, un homme brutal qui semble rechercher le suicide. Chaque rôle secondaire parait avoir un secret inavouable, même le curé, joué par Harry Carey, Jr. La chaleur étouffante qui baigne l'ensemble - tous les acteurs sont continuellement en nage - donne un climat étrange : on a l'impression d'une "cocotte-minute" prête à exploser.
Entourant Widmark, La chanteuse Lena Horne en tenancière de bordel, Carroll O'Connor, John Saxon dans un rôle intéressant de shérif "métèque" (comme il le dit lui-même), et Royal Dano qui joue l'un des notables.
Durant le visionnage, l'intrigue m'a fait penser à deux autres westerns : L'Homme des hautes plaines (j'avais l'impression que les habitants de Cottonwoods Springs cachaient un secret bien sombre) et Tom Horn pour l'idée du héros devenu "indésirable" après avoir servi les édiles. Bref, c'est le genre de film qui ne nous réconcilie pas avec le genre humain !
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