Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
Ben Caine et ses deux frères Thomas et Elie ont dérobé la paie des cowboys du ranch Rogers. Poursuivi, Ben est rattrapé par le patriarche Rogers et ses fils qui le pendent devant sa femme Maria (Michèle Mercier).
Maria va alors trouver Manuel (Robert Hossein), un amour de jeunesse, qui va accepter de l'aider à accomplir sa vengeance...
Une corde, un colt est le seul western réalisé par Robert Hossein. Et... c'est un film absolument raté, d'un ennui abyssal (il dure à peine 1h30, mais semble faire le double). Ça ressemble en fait à une adaptation "western" d'une vendetta corse ou sicilienne, avec une femme de tête qui n'hésite pas à cautionner le viol d'une jeune fille, un héros qui à l'air bien peu concerné par l'histoire et des seconds rôles semblant sortis d'un très mauvais western-spaghetti.
Hossein s'est fait la dégaine d'Eastwood jusqu'au cigare, et se dote d'un "gimmick" étrange : il enfile un gant à la main droite pour tirer de la main gauche ! Michèle Mercier toute de noir vêtue joue les "Ma Baker" de l'Ouest, froide et sans passion, écorchant un lapin juste après avoir enterré son mari.
La musique (composée par André Hossein) est envahissante au possible, et noie les moments forts au lieu de les accompagner.
Le final m'a paru bâclé, l'adage "oeil pour oeil rendra le monde aveugle" étant amené maladroitement.
Très franchement, Une corde, un colt est un western que je déconseillerai à quelqu'un qui voudrait connaitre le genre.
▲ Clint ? Non, Robert !
Maria (Michèle Mercier), une femme assoiffée de vengeance ▲
La famille Rogers : Joanna (Anne-Marie Balin), son père (Daniele Vargas) et ses frères (Serge Marquand et Pierre Hatet).
Anecdote : lors d'une interview, Robert Hossein a précisé que Dario Argento, crédité au scénario, n'a jamais participé à l'écriture du film mais Sergio Leone a réalisé la scène du souper chez les Rogers - le film est d'ailleurs dédié au "Maestro".
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