Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
Le prospecteur Cable Hogue (Jason Robards) est abandonné dans le desert par ses associés Taggart (L.Q. Jones) et Bowen (Strother Martin). Alors qu'il est près de mourir, il découvre une source, et lorsqu'il comprend qu'elle se trouve sur le trajet de la dilligence, il y voit le moyen de faire fortune... Et de planifier sa vengeance.
Un nommé Cable Hogue, de Sam Peckinpah (1970), n'est pas seulement un western, c'est le destin d'un homme qui a décidé de vivre à rebour de ses semblables. Hogue n'aime pas la ville, bien qu'il ait compris que pour faire fructifier son puits, il lui faut l'apport du banquier. Jason Robards est excellent en vieux prospecteur finaud et têtu, et s'il arrive à ses fins dans ce desert, c'est peut-être parce qu'il sait vivre de peu, se contenter de ce qu'il a, et surtout qu'il a ce désir de se venger de ses anciens associés.
La jolie Stella Steven est une prostituée piquante mais touchante dans son rêve d'aller à San Francisco ; David Warner est un prédicateur opportuniste qui aime à "consoler" les jeunes femmes desespérées... Jusqu'à ce qu'il tombe sur un mari peu enclin à partager !
Il y a en effet des scènes de pures comédies, des
effets d'acceleration de l'image et des dialogues bien senti et savoureux.
Si Hogue finit par retrouver ses anciens associés, s'il va réussir sa vengeance, cela se passe en 1908, et l'apparition de la première voiture automobile qui traverse le desert va signifier à notre héros qu'il n'a plus rien à faire là ; c'est d'ailleurs, de manière ironique, une voiture qui aura raison de Cable Hogue, lui qui a survécu au desert, aux escrocs, aux voleurs et même aux serpents...
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