Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
Charles (J.P. Belmondo) est viré de son appartement par sa maîtresse Jeanne (Julika Jenkins), qui va se remarier. Après un séjour à l'hôpital, il se retrouve à la rue avec son chien, et entame une longue descente aux enfers.
Je n'avais pas voulu voir Un homme et son chien de Francis Huster lors de sa sortie sur les écrans en 2009, et je me dis que j'ai eu bien raison ! C'est un film attrocement déprimant, où se croisent les petites mesquineries et les grandes détresses humaines. Le pauvre Belmondo n'est plus que l'ombre de lui-même, et lorsqu'on retrouve sa gouaille et son sourire de gamin au détour d'une scène, cela renforce l'impression de tristesse qui baigne le film.
Ajoutez à cela les apparitions de Jean-Marc Thibaud, Pierre Mondy, Max Von Sydow et Robert Hossein, tous ayant prit de sacrés "coups de vieux", et l'on se dit que ce film ne doit jamais être vu dans un moment de déprime.
Restent des moments de grâce : la jolie relation qui s'instaure entre Leïla (Hafsia Herzi) et Charles, le profond attachement du héros envers son chien qui lui sauvera la vie... Mais dans l'ensemble ce film est terriblement pessimiste quant à la vision d'un monde où les vieux sont exclus, rejettés, et finissent à la soupe populaire.
Un homme et son chien, un film triste pour de nombreuses raisons.
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