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Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même

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Un homme de trop (1966)

Un homme de trop

1943. Un groupe de résistants attaque une maison d'arrêt quelque part dans le Sud-est de la France pour libérer douze des leurs en attente d'être fusillés.

Une fois le coup réussit il s'avère qu'il y a un treizième homme, un "homme de trop" parmi les rescapés de la prison... Est-il un prisonnier de droit commun ou un "mouton" ?

Un homme de trop de Costa-Gavras est un film sur le maquis, mais pas que : la responsabilité des hommes, le courage, la connerie de la guerre y sont abordés sans tomber dans le pur "héroïsme cinématographique" : chaque personnage a ses faiblesses, ses idéaux, son idée du combat qui se déroule. Entre 'Cazal' (Bruno Cremer), dur mais humain, 'Jean' (Jean-Claude Brialy) plus rigide dans ses idées, il y  a donc cet "homme de trop" (Michel Piccoli) qui jusqu'à la fin gardera son mystère : peu bavard sur lui-même et sur sa présence en cellule, il s'attire la méfiance des maquisards, tout en se rendant indispensable à certains moments.

En fin de compte cet "Homme de trop" représente pour moi ces français qui n'ont pas pris parti, qui ont attendu la fin de la guerre. Peut-on les blâmer, les plaindre ?

Autour de ces trois acteurs formidables, on a plaisir à voir Claude Brasseur en maquisard obsédé sexuel, Charles Vanel en vieux paysan, François Périer en responsable de réseau, Patrick Préjean, Med Hondo, Claude Brosset, Sady Rebbot en résistants.

La vie du Maquis est décrite au niveau de l'humain : la recherche de la nourriture et des armes, les actions, ne s'encombrent pas du vernis "héroïque" : on ne voit ici que des hommes et des femmes qui se battent pour une cause.

D'ailleurs, la scène avec le milicien blessé est symbolique : bien qu'il soit de "l'autre bord", on peu admettre que ce jeune (joué par Pierre Clémenti) combat lui-aussi pour la France, ou du moins le croit-il. Le fait qu'il meurt peu de temps après le maquisard qu'il avait blessé démontre bien la connerie de tout cela : ils ont tout les deux le même âge, ils ont juste pris des chemins différents.

Un homme de trop est l'un des meilleurs films que j'ai jamais vu sur la Résistance et sur la folie de la guerre.

Un homme de trop

 

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D
Je crois reconnaître sur la dernière photo le personnage à gauche : Serge Sauvion qui avec Med Hondo sont deux grandes voix du doublage et il me semble , sans en être sur que Marc Porel fait aussi partie de la distribution. En tous cas un excellent film.
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B
D'accord avec toi Val, j'ai vu "Un homme de trop" il y a quelques jours, c'est vraiment un très bon film avec une super distribution.
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