Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
Pérché sur la corniche d'un immeuble des Champs-Élysées, uniquement vétu d'un peignoir, le héros, Étienne Dorsey (Jean Rochefort) se remémore les circonstances qui l'ont conduit là...
Un éléphant ça trompe énormément est une de mes comédies préférées, que j'aime à revoir et qui me fait toujours rire : voir ce grand escrogriffe de Rochefort s'eméler dans des plans improbables pour s'approcher de l'ensorcelante Charlotte (Anny Duperey) sans éveiller les soupçons de sa femme (Danièle Delorme), le psychodrame continuellement joué par Simon (Guy Bedos) et sa mère Mouchy (Marthe Villalonga), Bouly (Victor Lanoux), qui trompe son épouse à tour de bras, mais s'éffondre litteralement quand il retrouve un jour l'appartement vide ; Daniel (Claude Brasseur) le plus discret sur ses amours, et pour cause !
En revoyant ce film, j'ai crû y déceler une légère mysogine, avant de comprendre qu'il ne s'agissait là que d'une façade : si, effectivement, notre héros se mets en quatre pour séduire cette mystèrieuse "femme en rouge" avec des attitudes pour le moins "viriles", ses tentatives sont vouées à l'échec par son inexpérience en matière de séduction ; et si Charlotte fini par céder, c'est sans doute par amusement, par pitié aussi peut-être.
Quant à Marthe, la "légitîme", elle a elle aussi fort à faire avec un de ses condisciples de la Fac, un jeune de 17 ans qui veut jouer "Le blé en herbe" avec des propos assez peu romantiques.
L'histoire parle aussi de l'amitié de ses quatre
copains, qui redeviennent des gosses lorsqu'ils sont ensemble : ainsi, la scène de l'aveugle dans le restaurant, un grand classique sans doute inspiré des blagues de l'époque du Conservatoire, ou les parties de tennis où ils se racontent leur vie.
Le film connaitra une suite : Nous irons tous au paradis, que je chroniquerai prochainement, et un troisième opus était prévu qui ne pû se faire.
Un éléphant ça trompe énormément, même s'il a quelque peu vieilli, reste une comédie que j'aime à retrouver pour ses acteurs, hommes et femmes, et pour un certain humour des années 70, loin de la vulgarité ou des one-man-show que nous imposent les "acteurs comiques" actuels...
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