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Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même

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Un, deux, trois (1961)

Un, deux, trois (1961)Berlin, 1961. C.R. Mac Namara (James Gagney), directeur de la filiale allemande de "Coca Cola", est chargé par son patron (Howard St John) de chaperonner sa fille Scarlett (Pamela Tiffin), venue pour un séjour en Europe. La jeune femme se plait tant dans la capitale allemande que les mois passent, jusqu'au jour où Mac Namara découvre que sa protégée s'est amourachée d'un ouvrier est-allemand, Otto Pfiff (Horst Buccholz). 

Les choses empirent quand il s'avère que le jeune homme est un communiste pur et dur, qu'il a mis l'héritière américaine enceinte et que les parents de cette dernière ont décidés de venir la voir. Ajoutons à cela un trio d'attachés commerciaux soviétiques particulièrement retors, une secrétaire-maitresse vénale (Liselotte Pulver), une épouse (Arlène Francis) qui n'est pas tombée de la dernière pluie et un assistant obséquieux (Hanns Lohar) au passé douteux. Et ce n'est que le début d'une folle aventure où la comédie, la politique et l'amour ne font que s'entrecroiser et s'entrechoquer dans ce qui est l'un des films les plus drôles de Billy Wilder.

J'ai particulièrement aimé cette œuvre, surtout en ce moment : le réalisateur, égal à lui-même, tire à boulets rouges sur tout et tout le monde. Il renvoie ainsi dos à dos le communisme et le capitalisme, les deux faces d'une humanité folle furieuse où tout les coups sont permis, où on transforme en quelques heures seulement un ouvrier fanatisé en capitaliste arriviste, et où une jeune fille stupide se fait berner et berne son entourage alternativement. Seul personnage "sain" à mon avis, Phyllis, l'épouse de Mac Namara, à l'humour pince-sans-rire et aux réactions indéniablement humaines dans cette "nef des fous".

Les scènes s'enchainent quasiment sans discontinuer, on passe d'une soirée loufoque dans un restaurant d'Allemagne de l'Est à une poursuite en voiture rocambolesque, on se délecte d'un dialogue dit à la cadence d'une mitraillette par un Cagney en pleine forme. Il y a d'ailleurs un ou deux clins d'œil aux rôles que l'acteur joua dans sa carrière.

Franchement, Un, deux, trois est un régal de film.

Un, deux, trois (1961)

Pamela Tiffin, Horst Buccholz et James Cagney. 

 

 

 

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