Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
Voilà donc la version d'Alan Johnson de 1983, avec Mel Brooks dans le rôle de Fréderick Bronski et Anne Bancroft dans celui d'Anna Bronski (d'ailleurs, pourquoi avoir changé les noms des personnages ?)
Bref, le film se déroule de la même manière que celui de 1942 : Frederick et son épouse dirigent un petit théâtre de Varsovie où ils jouent une comédie musicale sur le petit moustachu, quand celui-ci fait main basse sur la Pologne. Anna prend pour amant un jeune pilote qui attend chaque soir que le mari de sa belle déclame son monologue d'Hamlet "To be or not to be" pour la rejoindre dans les loges. Mais la guerre éclate, et notre troupe va se retrouver embarquée dans une aventure dangereuse.
To be or not to be est different sur bien des points : outre que Tim Matheson n'a pas le charisme de Robert Stack, il y a des personnages qui apportent de l'émotion à travers les rires, comme Sasha (James Haake), le costumier homosexuel, ou cette femme juive, à la fin du film, qui a peur des soldats allemands assis dans la salle. Il est vrai que si, en 1942, le sort des juifs, homos et tziganes rafflés était assez peu connu de la majorité (ou bien l'on feignait de ne pas savoir), les choses ont changées en 1983.
Autour de Mel Brooks, cabotin comme son rôle
l'exige, et la ravissante Anne Bancroft, nous avons le plaisir de voir Charles Durning, alias Le colonel "ConcentrationCamp" Earhart, paniquant à l'idée de déplaire au Furher ou passant ses nerfs sur le pauvre Capitaine Shultz (Christopher Lloyd). Durning fût d'ailleurs nommé pour l'Oscar du meilleur second rôle grâce à sa prestation.
To be or not to be (version Mel Brooks) est beaucoups plus "Holliwoodien" que son prédécesseur, qui jouait sur un humour plus "pince-sans-rire" à mon avis, mais il reste un bon film, même si je préfère l'oeuvre de Lubitch.
Juste histoire de parler, je croyais jusqu'ici que ce film avait été réalisé par Mel Brooks...
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