Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Né le 6 juillet 1946 à New York, Sylvester Stallone étudie l'art dramatique à Miami avant de revenir dans sa ville natale pour y jouer à Broadway. Mais il vivote, apparaissant dans des films (Banana de Woody Allen) ou des séries TV (Kojak). C'est lors de cette période de vaches maigres qu'il écrit un scénario contant l'ascension d'un jeune boxeur ambitieux de Philadelphie. Cette histoire lui a été inspirée par un combat opposant Mohamed Ali à un pujiliste inconnu, Chuck Wepner, qui donnera du fil à retordre au célèbre boxeur.
Stallone démarche en vain les producteurs, afin de vendre son scénario, car il veut absolument avoir le rôle principal. Enfin, le film est tourné en un mois, pour un budget dérisoire par John G. Avidsen. Rocky sort en 1976 et, contre toute attente, devient le succès-surprise de l'année, obtenant même trois Oscars, dont celui du meilleur film. La carrière de "Sly" est enfin lancée, et Rocky connaîtra quatre suites, toutes sur des scénarios écrits par l'acteur.
En 1980, Rambo, vision désenchantée du retour des vétérants du Viet Nam, confirme la popularité de Stallone, aux Etats-Unis et dans le monde. Là aussi, le film connaîtra des suites ; tournées sous l'ère Reagannienne, elles perdront l'ambigüité du premier opus pour devenir des ôdes à une Amérique va-t-en-guerre et ultra patriotique ; ce parti pris sera brocardé, notament par les "Guignols de l'Info", qui créeront la marionnette du "Comandant Sylvestre", caricature de l'interventionisme américain dans le monde.
Mais dans les années 90, Stallone décide de s'éloigner
de ses rôles de "though guy" et tourne des comédies comme L'Embrouille est dans le sac (un remake d'Oscar réalisé par John Landis !) ou Arrête ou ma mère va tirer ! Mais ces films ne créveront pas le box office, d'autant plus qu'à cette époque, Jean Claude Van Damme, Bruce Willis ou Steven Seagal commencent à s'approprier le domaine du film d'action, délaissé par notre "Rambo".
Sly revient alors au genre, parfois avec succès (Cliffhanger, Demolition man), mais connait aussi des baisses de forme (Judge Dredd, Assassins). C'est néanmoins dans son rôle de shérif bedonnant dans Cop land qu'il crée la surprise en 1997. Si le film est un échec, il donne l'occasion à l'acteur de démontrer qu'il est loin du paquet de muscles sans cervelle que l'on croit.
Le début des années 2000 sont éprouvantes pour Stallone, réduit à des apparitions clins-d'oeil (Taxi 3, Spy Kids 3) ou à présenter une émission de télé-réalité sur la boxe.
Mais Sly a, comme toujours, des atous dans sa manche. Il a écrit un scénario sur son personnage-fétiche, Rocky Balboa, et va batailler de nouveau avec les producteurs pour mettre en scène le retour du boxeur de Philly, et dans la foulée, il fait renaître le mythique John Rambo, sur le mode du questionnement du "héros de guerre".
Le retour de ces deux symboles permettront à Stallone de revenir au box-office, surtout avec Expendables (2010), où il réunit tous les "G.I. Joe" du film d'action américain ; Cette comédie sentimentale connaitra un tel succès qu'une suite sort en 2012 (cette fois réalisée par Simon West), et qu'un troisième opus est en cours de tournage.
Quant à Stallone, il poursuit son petit bonhomme de chemin, à l'instar de son ami - et concurent - Schwarzenegger, avec Du plomb dans la tête (Walter Hill - 2013), entre autres films.
Il n'y a pas à tergiverser : Stallone est vraiment un "dur à cuire" !
- Rocky
- Rambo
- Arrête ou ma mère va tirer ! (oui, je sais...- toussotement gêné)
- Cop land
- Expendables 2 (en attendant de voir le premier)