Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
Robin des bois fût un héros de mon enfance, et cela commença non par le film de Michael Curtiz, mais par When things were rotten (je ne sais plus le titre français), série en treize épisodes produite par Mel Brooks. J'ai ainsi découvert ce noble voleur de Sherwood par la grâce d'une parodie bourrée d'anachronismes, qui de toute évidence, possédait des niveaux de lecture inaccessibles à l'enfant que j'étais.
Sensiblement à la même époque, j'ai connu un autre Robin des bois, lui aussi parodique mais plus adapté à mon âge puisqu'il s'agissait du film des studios Disney : ce renard antropomorphe m'a également marqué : si je n'ai plus le masque de carnaval, j'ai conservé le disque 45T d'Henri Salvador, rayé à force d'avoir tourné sur la platine.
Ce n'est qu'à l'adolescence, et certainement grâce à La Dernière séance, que j'ai rencontré mon premier "vrai" Robin Made in Hollywood : le bon
dissant Errol Flynn ; dans la foulée j'ai découvert ses "cousins" Burt Lancaster (La Flèche et le flambeau), Gérard Philipe (Thill l'éspiègle et Fanfan la Tulipe), Alain Delon (La Tulipe noire), Robert Taylor (Ivanhoe)...
Plus tard, bien plus tard, je tombais amoureuse de Robin-Kevin Costner, qui se baignait nu sous une cascade au son d'une balade de Bryan Adams (rassurez-vous, ce n'est pas la seule scène que j'ai retenu de ce film :p )
Il y a eu d'autres Robin des bois que je n'ai jamais vu, comme Douglas Fairbanks. La geste de Sherwood a inspiré beaucoup de films, et je ne terminerai pas ce post sans parler du très beau et nostalgique La Rose et la flèche, superbe évocation du temps qui passe avec un Robin désabusé joué par l'immense Sean Connery et Audrey Hepburn , Lady Marianne belle et triste.
Toujours est-il qu'encapuchonné (*) ou arborant un drôle de chapeau à plume, héros bondissant ou renard de DA, vieux soldat rentrant des croisades ou archer mélé à un complot, le personnage de Robin des bois fait partie de ma vie depuis déjà bien longtemps. Alors aujourd'hui, voir ou revoir un film mettant en scène mon premier héros me rend toujours un peu nostalgique...
(*) J'ai longtemps cru que le nom anglais de Robin des bois était "Robin Wood" et non "Robin Hood"...
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog