Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
Si le neurologue Lawrence Jeffreys (Anthony Perkins) ramène chez lui un patient amnésique (Charles Bronson), ce n'est pas pour le soigner. Profitant d'une escapade de son épouse (Jill Ireland) avec son amant (Henri Garcin), le médecin va élaborer un plan machiavélique pour se venger de cette infidélité.
Quelqu'un derrière la porte de Nicolas Gessner est un film assez particulier dans la carrière de Bronson : il y interprète un personnage totalement manipulé, mais néanmoins dangereux : c'est un psychopathe échappé d'un hôpital psychiatrique, responsable d'au moins un meurtre. S'il semble peu crédible dans certaines scènes, son jeu, ses regards d'homme fragile et naïf sont impressionnants, et sa toute dernière scène, où il erre sur la plage sur fond sonore de vagues et de sirènes de police est une réussite.
Face à lui, Anthony Perkins est lui-aussi en contremploi total : parfaitement maitre de lui, froid et ordonné, il est loin du 'Norman Bates' qui lui a collé à la peau et c'est une belle surprise de le voir ainsi.
Jill Ireland qui joue les épouses infidèles n'est pas extraordinaire, Henri Garcin en amant français et Adriano Magistretti en beau-frère de Perkins n'apparaissent pas assez longtemps pour donner assez de présence à leurs personnages, surtout que le premier est rapidement abattu par Bronson !
Reste le film lui-même : déjà lorsque je l'ai vu la première fois, il m'a paru plutôt "bancal", mais en le revoyant pour les besoins de cet article, j'ai compris pourquoi : en fait, de nombreuses incohérences décrédibilisent l'histoire : ainsi, on ne saura jamais d'où vient l'arme de 'L'inconnu', ni comment il peut si bien l'utiliser.
Quelqu'un derrière la porte est loin d'être un chef-d'œuvre, c'est évident, mais il a le mérite d'offrir à Charles Bronson - qui était au début de son vedettariat européen - un rôle original et fort intéressant.
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