Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
Un mysterieux étranger (Clint Eastwood) arrive dans la ville de San Miguel, sous la domination de deux familles antagonistes. Il sera la mèche qui mettra le feu aux poudres.
Pour une poignée de dollars est le premier succès de Sergio Leone. Si j'ai attendu d'avoir chroniqué les "suites" de ce film, Pour quelques dollars de plus et Le Bon, la brute et le truand, c'est que ce western a mis du temps pour me plaire.
La toute première fois que je l'ai vu, je l'ai trouvé brouillon, sans charme, avec un héros qui m'a déstabilisée par son opportunisme. Aujourd'hui, je dirai ceci : Oui, il manque de classe, ce film, il est un peu lourd dans sa narration, son personnage principal est à peine esquissé, mais on sent qu'il a un passé, qu'il ressent de la compation, de l'empathie ; je reste dans l'expectative, mais il ne fait aucun doute qu'il y a dans Pour une poignée de dollars les détails de tous les succès futurs du réalisateur : l'humour noir, le personnage sans attache, sans nom, qui ne semble exister que pour son implication dans l'action, le "vilain" qui n'hésite pas à torturer et parfois tuer des femmes ou des vieillards, l'ultime duel interminable mais fascinant...
Je dirais même que ce film introduit déjà
dans la mythologie Leoniene (et par ricochet, Eastwoodienne) le thème du mort qui revient à la vie. Ce thème n'est pas nouveau dans le western, mais il semble que Leone travaille déjà l'idée qu'il sublimera dans Il était une fois dans l'Ouest.
Pour une poignée de dollars, c'est un brouillon, oui, mais quel brouillon !
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog
