Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
Les films que tourna Charles Bronson pour la "Cannon" sont de véritables écrins pour les scènes-cultes et les répliques qui tuent, même si ce n'est pas toujours de bon goût. S'il en est un qui est le plus "badass", le plus "bourrin" par son thème et son discours, c'est bien Kinjite, sujet tabou. On peut dire qu'il va très loin dans le principe de la "loi du Talion".
Pour rappel, un résumé du film : 'Duke' (Juan Fernandez) est un proxénète qui dirige un réseau pédophile. Le lieutenant de police Crowe (Bronson) le piste depuis longtemps, jusque là sans succès. Mais l'individu enlève une petite japonaise nouvellement arrivée à Los Angeles avec ses parents.
À la fin du film, 'Crowe' a finit par coincer 'Duke' ; il l'emmène en prison, en lui disant en substance qu'il aurait aimé le laisser enfermé dans un sac sur le bord d'une route, mais qu'il a décidé d'une autre forme de justice, qu'il nomme lui-même "Poetic justice".
Un gardien conduit alors 'Duke' dans un couloir longeant des cellules dans lesquelles des détenus se mettent à lancer des plaisanteries graveleuses sur le nouveau venu... qui est littéralement balancé dans les bras d'un "malabar" visiblement ravi d'avoir de quoi s'occuper. À ce moment, l'ami Charlie dit avec un bon sourire "ça, c'est la justice", et alors qu'il s'éloigne, on entend les cris de plus en plus désespérés de 'Duke'...
Je l'avoue, une partie de moi apprécie cette "chute" salement agréable (j'ai faillis dire "salement jouissive"), mais je considère Kinjite comme le plus dérangeant des films de l'ami Bronson, pour le message qu'il assène en fin de compte. Quand je pense qu'il fut un temps où l'acteur avait désavoué des scènes de viols dans Death Wish II et Death Wish III...
▲ Alors que 'Duke' fait connaissance avec son compagnon de cellule, 'Crowe' savoure l'instant...
◄ Danny Trejo, dans le rôle d'un taulard tout en tendresse...
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