Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
Jed Cooper (Clint Eastwood), accusé à tort de vol de bétail et de meurtre, est pendu par un "posse" expeditif. Sauvé de justesse par un chasseur de prime, il va être brièvement emprisonné avant que le juge Fenton (Pat Hingle) ne lui propose de devenir marshall. Cooper va accepter, mais il comprendra vite que la justice de Fenton ressemble à celle de ses bourreaux...
Pendez-les haut et court de Ted Post (1968) est une critique ascerbe de la fameuse "loi de l'Ouest", et une interrogation très juste sur la peine de mort. Car même si les outlaws méritent souvent un juste chatiment, celui-ci est un peu trop expéditif et, qui plus est, le juge Fenton ne fait pas dans la demi-mesure : ainsi, les deux jeunes voleurs de bétail se veront prestement mettre le chanvre au cou alors qu'une simple admonestation aurait largement suffit.
Le besoin de justice peut aussi détruire une personne, à l'image de Rachel (Inger Stevens) qui vient voir tous les nouveaux détenus de la prison dans l'espoir de retrouver ceux qui l'ont violée après avoir assassiné son mari. Une femme irrémédiablement brisée.
Il est à noter qu'Eastwood réchappe par deux fois à la mort dans ce film, ce qui en fait encore une fois un "mort-vivant" qui vient se
venger.
Pendez-les haut et court est un bon western, qui laisse finalement dans la bouche un goût amère : Cooper a beau avoir assouvi sa vengeance, il est devenu la "créature" du juge Fenton.

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