Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
Un jeune Chinois (Chen Lee) arrive aux États-Unis en ces années 1880 avec le rêve de devenir cowboy (sic !). Il va vite être confronté au racisme ambiant et se heurtera à de puissants ranchers se livrant (déjà) à un odieux trafic de mexicains. Mais ce que ses adversaires ne savent pas, c'est qu'il est maître en Kung Fu...
Mon nom est Shangaï Joe est un de ses westerns spaghettis assaisonés de sauce soja, autrement dit, il s'agit d'un mélange des genres, qui peut parfois s'avérer indigeste. Là, je dois avouer que si le film est amusant par les étonnantes capacités du héros, les scènes gores gâchent l'ambiance et le duel final est d'un ridicule achevé.
Reste l'apparition de Klaus Kinski dans le rôle d'un chasseur de primes adorant scalper ses victimes, le plus dangereux adversaire de Joe, vu qu'il est le seul à presque réussir à le tuer.
Sinon, les scènes d'action sont très souvent amusantes, notre ami asiatique sautant, virevoltant, dans une chorégraphie qui fait penser à ces séries nippones remplies de justiciers masqués et de monstres en caoutchouc.
Le film est présenté en VF, avec en bonus un portrait de Klaus Kinski par Philippe Setbon, dans lequel on apprend que l'acteur tournait ses westerns spaghetti à la chaine, parfois sans même lire le scénario, qu'il n'acceptait de faire qu'une seule prise, et qu'il admirait Bernard Blier, à qui il confia un rôle dans son film Paganini.
Sinon, Mon nom est Shangaï Joe est le genre de film que je peux oublier sans soucis au fond de ma DVD-thèque, et retrouver un jour de pluie ou d'ennui...bref, sans interêt majeur, quoi !
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