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Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même

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Michèle Mercier

Michèle MercierJocelyne Mercier nait le 1er janvier 1939 à Nice, d'une mère italienne et d'un père français. À huit ans, elle entre à l'école de danse de l'Opéra de Nice et rêve de devenir ballerine. Elle fait de la figuration à 15 ans dans J'avais sept filles, un film dont la vedette est Maurice Chevalier.

Mais les caméras ne la détournent pas de son rêve d'enfant, et, à 17 ans et malgré l'opposition de ses parents, elle monte à Paris et s'inscrit aux ballets Roland Petit avant de faire partie de la troupe des Ballets de la Tour Eiffel. Parallèlement, elle prend des cours de comédie auprès de Solange Sicard.

En 1956, alors qu'elle passe ses vacances de Noël avec sa famille à Nice, elle rencontre Denys de la Patellière et Michel Audiard qui lui proposent de jouer une femme de chambre dans Retour de manivelle. Elle refuse tout d'abord, mais c'est paradoxalement son père qui la pousse à accepter le rôle. Comme pseudonyme, elle choisi Michèle Mercier. Est-ce parce que l'actrice principale du film est Michèle Morgan ou en hommage à sa petite sœur disparue prématurément ?

Toujours est-il que la danseuse va devenir actrice, et n'arrêtera plus de tourner : après Retour de manivelle (1957), elle enchaine avec Donnez-moi ma chance (1958) de Léonide Moguy, ou Mademoiselle Ange (1959) de Geza Von Radvanyi. Maitrisant parfaitement l'Italien et l'Anglais, l'actrice va aussi tourner pour Sergio Grieco (Les Nuits de Lucrèce Borgia - 1959), Mario Bava (Les trois visages de la peur - 1963) ou Anatole Litvak (Aimez-vous Brahms ? - 1961).

François Truffaut l'emploie pour Tirez sur le pianiste (1959) et Robert Lamoureux en fait la vedette de sa pièce La Brune que voilà et de son adaptation cinématographique en 1960.

À cette époque, une série de livres "historico-romanesque" fait sensation : la saga "Angélique", écrite par Anne Golon. Michèle Mercier obtient très vite le rôle-titre, sans doute grâce à son caractère (elle a piqué une colère lors des essais !).

Michèle MercierAngélique, marquise des anges (1964) est un succès mondial, et l'actrice va interpréter le personnage devenu culte à 5 reprises, avant de refuser de tourner les deux dernières aventures de la belle marquise, déçue par des scénarios qu'elle juge de plus en plus ineptes.

On retrouve aussi Michèle Mercier dans L'Ainé des Ferchaux (Jean-Pierre Melville) et dans Les Monstres (Dino Risi), tous deux sortis en 1963, Le Tonnerre de Dieu et Soleil Noir de Denys de la Patellière en 1965 ; elle retrouve son partenaire d'Angélique, Robert Hossein, dans Une corde, un colt (1967), et tourne pour Christian-Jaque  Les Amours de Lady Hamilton (1968).

Mais dans les années 70, Michèle Mercier a quelque peu perdu l'aura de "l'effet Angélique" : Les Baroudeurs (Peter Collinson - 1970) est un navet, elle ne fait qu'une brève apparition dans Le Viager (1972 - Pierre Tchernia),

Michèle MercierLa vie privée de l'actrice sera chaotique : en 1961, elle épouse l'assistant-réalisateur André Smagghe, mais celui ci sombre dans l'alcoolisme et sera interné en hôpital psychiatrique suite à des troubles du comportement. Michèle Mercier se battra longtemps pour obtenir le divorce, qui sera prononcé en 1967, assorti d'une confortable pension accordée à son ex-époux.

Elle s'installe à Hollywood  en 1973 avec son second mari, Claude Bourillot, et tente de devenir productrice, sans succès, avant de revenir en Europe et de demander le divorce.

Elle s'essaie au théâtre, mais abandonne lorsqu'elle fait la connaissance d'un homme d'affaire avec qui elle va vivre deux ans de bonheur, jusqu'à la mort de son compagnon. Elle entretient un temps une liaison avec un prince romain, puis rencontre en 1996 un homme de dix-huit ans son cadet, René Leporc.

Le couple fonde une maison d'édition mais Leporc est un escroc, qui détourne les fonds de l'entreprise et déleste Michèle Mercier de 400.000 Euros avant de fuir au Viet Nam. L'actrice, ruinée, va saisir la justice et en 2008 son ex-mari sera condamné en appel à 15.000 Euros de préjudice moral, 44.000 Euros de préjudice matériel et 18 mois de prison ferme. Un mandat d'arrêt international est par ailleurs délivré à son encontre.

Michèle Mercier, quant à elle, tourne dans Celles qui aimaient Wagner (2011) de Jean-Louis Guillermou, et dans le téléfilm La Famille Katz (2013) d'Arnauld Mercadier, avant de délaisser les plateaux.

En 1987, l'actrice publie une première autobiographie, "Angélique à cœur perdu", aux éditions Carrere. Lorsqu'elle ouvre sa maison d'édition avec Leporc, l'une de ses premières publications est un album photo, "Merveilleuse Angélique" (1995), suivit en 1996 d'une seconde autobiographie, "Angéliquement vôtre". Elle écrit enfin avec Henry-Jean Servat un troisième livre, "Je ne suis pas Angélique", qui sort en 2002 aux éditions Denoël.

Le 6 mars 2006 Michèle Mercier est promue Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres pour l'ensemble de son œuvre.

Michèle Mercier

 

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L
Fichtre ! Elle a morflé après les Angélique, quelle vie !
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