Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Né Vladimir Vujovic le 14 septembre 1922 à Coblence (Allemagne), d'un père serbe et d'une mère française, il étudie d'abord la médecine avant d'entrer au Conservatoire.
Il débute au théâtre et prend le pseudonyme de Michel Auclair, d'après une pièce de Charles Vidrac créée l'année de sa naissance. Sur les planches, il interprète Paul Claudel , William Shakespeare, Molière, mais également Ibsen, Hugo ou Arthur Miller.
Il fait une première apparition à l'écran dans le court-métrage Premier prix du Conservatoire (1943) de René Guy-Grand, puis dans La Belle et la bête (1946) de Jean Cocteau. Mais c'est dans Les Malheurs de Sophie de Jacqueline Aubry qu'il obtient un premier rôle important.
On retrouve Michel Auclair dans Les Maudits de René Clément, il est ensuite Des Grieux dans Manon d'Henri-Georges Clouzot, l'amant d'une femme accusée d'un crime dans Justice est faite d'André Cayatte.
L'acteur joue devant les caméras de Julien Duvivier (La Fête à Henriette - 52), Henri Decoin (Bonnes à tuer - 52) ou Sacha Guitry (Si Versaille m'était conté - 54), mais également devant celles de Jean Delannoy (Maigret et l'affaire Saint-Fiacre - 59), Jacques Deray (Symphonie pour un massacre - 63), Bertrand Tavernier (la section "Une chance explosive" dans le film La Chance et l'amour - 64).
En 1954, Michel Auclair est au casting de La Patrouille des sables de René Chamas et de Tres hombres va a morir, version espagnole du même film réalisé par Feliciano Catalán. Il côtoie par la suite Fred Astaire et Audrey Hepburn dans Drôle de frimousse de Stanley Donen ; plus tard, il est un colonel français dans Chacal de Fred Zinnemann, puis est à l'affiche de L'Impossible objet de John Frankenheimer aux côtés d'Alan Bates et Dominique Sanda.
Il est aussi au générique de certains des films français majeurs des années 70 et 80 comme Sept morts sur ordonnance (75) de Jacques Ruffio, Le Juge Fayard dit Le Shérif (77) d'Yves Boisset, Mille milliards de dollars (82) d'Henri Verneuil, Le Bon plaisir de Francis Girod ou Rue barbare de Gilles Bréhat qui sont d'ailleurs ses derniers films en 1984.
Sur le petit écran, l'acteur débute en 1962 et s'illustre autant dans les séries télévisées (Les cinq dernières minutes, Commissaire Moulin) que dans les téléfilms comme Les Avocats du diable d'André Cayatte en 1981 ou Bel-Ami de Pierre Cardinal en 1983.
Michel Auclair décède le 7 janvier 1988 à Saint-Paul-en-Forêt dans le Var d'une hémorragie cérébrale.
Filmographie sélective :
1946 - La Belle et la bête - Jean Cocteau
1946 - Les Malheurs de Sophie - Jacqueline Aubry
1947 - Les Maudits René Clément
1948 -Manon - Henri-Georges Clouzot
1950 - Justice est faite - André Cayatte
1952 - Les Chemises rouges - Goffredo Alessandrini et Francesco Rosi
1952 - Bonnes à tuer - Henri Decoin
1954 - La Patrouille des sables - René Chamas
1954 - Tres hombres va a morir - Feliciano Catalán
1954 - Si Versailles m'était conté - Sacha Guitry
1956 - Drôle de frimousse - Stanley Donen
1957 - Reproduction interdite - Gilles Grangier
1959 - Maigret et l'affaire Saint-Fiacre - Jean Delannoy
1962 - L'Éducation sentimentale - Alexandre Astruc
1963 - Symphonie pour un massacre - Jacques Deray
1964 - La Chance et l'amour -section "Une chance explosive" - Bertrand Tavernier
1966 - Le Voyage du père - Denys de La Patellière
1968 - Sous le signe de Monte-Cristo - André Hunebelle
1969 - Sous le signe du taureau - Gilles Grangier
1971 - Les Mariés de l'An II - Jean-Paul Rapeneau
1973 - Chacal - Fred Zinnemann
1973 - L'Impossible objet - John Frankenheimer
1975 - Sept morts sur ordonnance - Jacques Rouffio
1975 - Souvenir d'en France - André Téchiné
1977- Le Juge Fayard, dit Le Shérif - Yves Boisset
1979 - Le Coup de sirocco - Alexandre Arcady
1979 - Le Toubib - Pierre Granier-Deferre
1980 - Trois hommes à abattre - Jacques Deray
1981 - Pour la peau d'un flic - Alain Delon
1982 - Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ - Jean Yanne
1982 - Mille milliards de dollars - Henri Verneuil
1984 - Le Bon plaisir - Francis Girod
1984 - Rue barbare - Gilles Bréhat