Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
Depuis quelques mois, le quartier du Marais est dans l'angoisse : des femmes sont assassinées dans la rue. Alors qu'une quatrième victime vient de tomber sous les coups, un mystérieux individu appelle la police et demande instamment à "Monsieur Maigret" d'enquêter.
Jules Maigret (Jean Gabin), va donc se retrouver sur l'affaire, et, très vite, il décide de faire croire à l'arrestation du coupable afin de pousser le véritable meurtrier à commettre une erreur.
Maigret tend un piège (1958) de Jean Delannoy est le premier film où Gabin enfile la gabardine du célèbre inspecteur à la pipe. Entouré par Annie Girardot, Jean Desailly, Lucienne Bogaert, André Valmy et Lino Ventura, l'acteur s'intègre à l'univers de Simenon comme dans des pantoufles. Je veux dire par là qu'il est dans son élément, navigant entre boucherie de quartier, garçonnière de gigolo et appartement rupin sans se départir de sa bonhommie, aidé par un dialogue ciselé de Michel Audiard.
La psychologie du tueur est caricaturale, bien sur (c'est la faute de la mère), mais le retournement de situation final est plaisant. D'ailleurs, on ne peux qualifier ce film de misogynie, puisque c'est une remarque de Madame Maigret (Jeanne Boitel) qui mettra la puce à l'oreille de son inspecteur de mari, et que c'est grâce à une auxiliaire de police féminine qu'on parvient à remonter la piste du criminel.
J'ai bien aimé ce Maigret tend un piège, bon film policier comme le cinéma français savait le faire dans les années 50. Je vous parlerai prochainement de Maigret et l'affaire Saint-Fiacre, deuxième "Maigret" du duo Delannoy-Gabin.
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