Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
Einar (Kirk Douglas) est le fils légitime de Ragnar (Ernest Borgnine), chef viking redouté car ayant dévasté le nord de l'Angleterre. Ce que ni l'un ni l'autre ne savent, c'est que parmi leurs esclaves il y a Erik (Tony Curtis), fils illégitime de Ragnar ; lors d'une expédition, Einar capture la jeune Morgana (Janet Leigh), promise d'un prince anglais, et va tomber amoureux de la jeune femme, tout comme Erik...
Les Vikings est un film de Richard Fleicher, spécialiste de la série B de qualité, à qui l'on doit d'ailleurs 20 000 lieues sous les mers avec Douglas. On se laisse facilement emporter par le souffle de cette aventure, mélant l'histoire à un triangle amoureux doublé d'un combat fratricide final haletant.
Dans le rôle du viking fier, arrogant, un brin violent et surtout charismatique malgré ses balaffres et son oeil crevé, Kirk Douglas est inoubliable ; vociférant, jouant de son célèbre sourire "carnassier", bondissant d'un bateau à l'autre ou jouant à courir sur les rames des drakkars, il fait un one-man-show dont personne ne peut lui en vouloir tellement son cabotinage sert le personnage (il faut dire aussi qu'il a co-produit le film !).
Les autres acteurs sont d'ailleurs loin d'être éclipsés par
la carrure de Douglas : Tony Curtis est un "jeune premier" plus romantique mais acceptable dans la peau d'un "métis" viking. Janet Leigh est charmante et fraîche en princesse, dans un rôle très commun dans ce genre de films. Reste l'innénarable Ernest Borgnine, le seul acteur Italo-américain cappable de passer pour un nordique pur souche, et ce ne sont pas sa barbe et sa crinière postiches qui font la différence. Sa mort est un des grands moments du film, et, bien qu'il ait le même âge que Douglas, il interprète son père sans aucune fausse note.
Pour résumer : Les Vikings est un de ces films "historiques" qui se laissent regarder sans deuxième degrès, malgré la caricature du viking mysogine et barbare, passant son temps à festoyer entre deux raids (la réalité était, comme toujours, beaucoup plus complexe...)
A noter que l'attaque finale du château fût tourné à Fort-La-Latte (anciennement Roche-Goyon), dans les Côtes d'Armor.
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