Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
Après quatre ans de prison pour homicide involontaire, Tom Joad (Henry Fonda) revient dans sa ferme familliale mais la trouve abandonnée. Il apprend alors que sa famille, expropriée par la banque, est installée chez son oncle en attendant de partir pour la Californie.
Adapté du plus célèbre livre de John Steinbeck, réalisé par John Ford, Les Raisins de la colère est une oeuvre poignante sur un pan de l'Histoire américaine, qui était encore d'actualité (le livre fût édité en 1939, le film date de 1940).
Les pérégrinations de la famille Joad, qui tiennent autant de l'évocation de la Grande Dépression que du récit biblique (la "Terre Promise" y est évoquée à plusieurs reprises) se déroulent donc sous le regard d'abord impuissant puis de plus en plus déterminé de Tom joad, qui finira par vouloir trouver la "faille" dans ce monde en décrépitude.
En revoyant ce film je doit dire que je n'ai pû m'empêcher de faire le rapprochement avec la crise que nous traversons, et j'ai repensé également à une chanson de Springsteen, justement appellée "The ghost of Tom Joad". Autant dire que ma petite cervelle a bien fonctionné, m'enpêchant de m'immerger à fond dans ce chef-d'oeuvre ! Il aurait peut-être fallut que j'attende quelques mois, voire quelques années, pour revoir Les Raisins de la colère avec l'esprit plus serein...Mais j'ai tout de même noté le jeu émouvant de Jane Dowell (qui interprète Ma Joad) et le regard halluciné, "habité", de John Carradine qui campe un Réverend Casey grandiose.


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