Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
Dans l'autocar qui s'arrête à Alvarado, petit village de la région de Vera Cruz, un touriste français, Tom (André Toffel) est si malade que le docteur (Carlos Lopez Moctezuma) ordonne son confinement, craignant une méningite.
Hélas, Tom va rapidement mourir, et sa femme Nellie (Michèle Morgan) se retrouve seule dans un lieu inconnu. Elle va aussi faire la connaissance de Georges (Gérard Philipe), un médecin français devenu alcoolique.
Les Orgueilleux de Yves Allégret (1953) fait beaucoup penser au Trésor de la Sierra Madre par son ambiance mexicaine et ses personnages désespérés. Mais là s'arrête la comparaison, car si le film de John Huston était prenant, celui-ci laisse une impression d'ennui.
Il ne se passe pas grand chose dans ce village mexicain menacé par une épidémie. Seul élément donnant chair et vie, la sueur, qui coule sur les corps, qui mouille la chemise de Gérard Philipe épuisé par la danse humiliante qu'il doit faire pour gagner sa bouteille de rhum, et surtout qui accompagne Michèle Morgan dans sa chambre d'hôtel. Cette scène est peut-être bien l'une des plus torrides du cinéma français.
Mais sinon, je me suis souvent ennuyée au visionnage de ce film. J'ai surtout été déçue par la fin, qui m'a parue "bâclée" (il semble qu'Allégret avait voulu un final plus sombre mais qu'il fut contraint à ce "happy end" par les producteurs).
Dommage, vraiment dommage, car l'ambiance, la bande-son saturée de pétards, de tintements de cloches et de chants mexicains et le charisme des deux acteurs principaux promettaient un grand film.
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