Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
J'ai une grande tendresse pour les films de cape et d'épée. Je les vois comme des "pendants" des westerns : de l'action, des héros charismatiques, des méchants cruels, souvent aussi des jeunes filles en détresse et des seconds rôles attachants.
J'aime voir Errol Flynn en Robin des bois, Jean Marais en Bossu, Jean-Paul Belmondo en Cartouche. J'adore les plans machiaveliques des méchants, les scènes de batailles à l'épée où le héros finit toujours par se suspendre à un lustre et se retrouve face à face avec le félon, de préference dans un escalier.
Revoir ces films aujourd'hui me fais souvent esquisser un sourire indulgent pour l'enfant que j'étais et qui vibrait aux exploits de Jean Marais qui grimpait à mains nues au sommet d'une tour, Errol Flynn qui, préparant un guet-apens, hurle ses ordres à ses compagnons alors que les futures victimes, tout près de là, n'ont rien entendu, ou que Gérard Philipe, après avoir féraillé pendant une bonne demi-heure, est toujours frais et dispos !
Le summum pour moi, c'est le mélange de western et de cape et d'épée : Zorro, la célèbrissime série Disney qui réunissait l'exotisme d'une contrée étrangère (la Californie Espagnole) à un héros qui (joie enfantine !) cachait sa veritable identité sous un minuscule masque sur les yeux, sans que personne ne puisse le reconnaître ! Et la sempiternelle scène de cavalcade sur Tornado, où cheval et cavalier passent devant le même rocher d'un épisode à l'autre ! Et ce cher Sergent Garcia, et l'ingénieux Bernardo !
Bref, les films de cape et d'épée, c'est comme un agréable retour en arrière, à l'époque bénie où l'on pouvait encore croire que les méchants, reconnaissables à leurs regards sournois et leurs sourires cruels, étaient immanquablement punis. Douce naïveté de l'enfance !
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