Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
Quatre bandits évadés prennent d'assaut la ville de Paradise et cambriolent la banque. Ils tuent quatre hommes, dont le shérif Webb, et prennent une jeune fille, Helen Caldwell (Zohra Lampert), en otage.
Banner Cole (Audie Murphy), pistoléro ami de Webb, se lance à leur poursuite à la tête d'un groupe constitué d'un jeune banquier (john Saxon), d'un vieux colonel nostalgique de la guerre (Robert Keith), un crétin pressé d'en découdre, etc.
Tous ces hommes, aux motivations diverses (la vengeance, le désir de devenir un héros) vont serieusement tapper sur les nerfs de Cole, qui ne va vraiment développer une amitié qu'avec le banquier, "pied-tendre" venu de l'Est, et l'Indien Jimmy (Rodolfo Acosta).
Lorsqu'ils retrouvent Helen, c'est devenue une femme brisée par les viols que lui ont fait subir les malfrats. Cela rendra les poursuivants plus déterminés encore.
Les Cavaliers de l'Enfer est un film de Herbert Colleman datant de 1960, et même si nous sommes loin de la violence des westerns des décénies suivantes, la façon dont Helen parle de son martyr est d'un réalisme troublant, sans verser dans le sordide néanmoins. Plus tard dans le film, elle se demandera comment elle pourrait vivre autrement qu'en devenant une prostituée, et l'on sent la douleur d'une femme du 19ème siecle, pour qui la "pureté" était si importante...
Lee Van Cleef joue un des desperados, qui agonisera en demandant à Murphy d'agir en
"chrétien" et de le conduire chez un médecin...Après ce que lui et ses complices ont fait, c'est le summum de l'hypocrisie, ou bien la peur d'un châtiment divin ?
En résumé, Les Cavaliers de l'Enfer est un western assez novateur, avec une fin sommes toutes assez conventionnelle : Cole restera comme nouveau sherif de Paradise, avec une épouse et...un chien !
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