Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
Après avoir réussit un hold-up, Roy King (Lee Van Cleef) se fait avoir pas la charmante mais vénale Alicia (Gina Lollobrigida) qui, après l'avoir épousé, s'enfuit avec l'argent.
Quelques temps plus tard, King et sa bande se voient proposer un "coup" par un certain Montero : faire sauter un arsenal caché dans une église mexicaine.
Très vite, toutefois, il s'avère qu'Alicia se trouve derrière tout ça : Montero (James Mason) est en fait un agent double à la solde des États-Unis, et il doit toucher un chèque d'un million pour détruire cet arsenal. Seulement, il vient d'épouser la belle aventurière...
Les westerns-spaghettis se ressemblent tous : un scénario tenant sur un ticket de métro, des personnages principaux qui passent leur temps à se trahir, une misogynie ridicule et une "chute" sensée être drôle.
Les 4 mercenaires d'El Paso, réalisé par Eugenio Martin, n'échappe pas à la règle : hormis un début prometteur et amusant, le film s'embourbe dans une course au "McGuffin" (un chèque d'un million) durant laquelle nos héros sont pourchassés, cernés dans un fort, trimbalés dans une voiture transformée en char d'assaut et enfin... blousés en beauté !
C'est néanmoins plus regardable que Capitain Apache, que j'ai chroniqué récemment : notre ami Lee Van Cleef, coiffé d'un curieux chapeau melon, y retrouve le style de Sabata, et ses complices, quoique un peu passe-partout dans leurs rôles, s'en sortent bien.
Gina Lollobrigida fait acte de présence en "garce" intéressée et son personnage quoique caricatural, est amusant de duplicité. James Mason y a le rôle ridicule et ingrat du mari complaisant, du moment qu'il peut être assuré d'avoir l'argent au final.
Bref, ces 4 mercenaires d'El Paso est un film vite vu, vite oublié.
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