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Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même

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Légende et réalité de Charles Bronson (7)

Légende et réalité de Charles Bronson (7)Charles Bronson est devenu une star, et, passé les trépidantes années 70, il entame la décennie suivante avec des films qui vont l'installer dans une routine monotone  : Un justicier dans la ville 2, Le Justicier de minuit, L'Enfer de la violence... En février 1984, il est invité à Paris pour remettre à René Clément un César d'honneur. À cette occasion, les journalistes français se rappellent de lui et un nombre conséquent d'articles résumant sa carrière paraissent dans les journaux (au grand bonheur de votre servante).

Mais quelques mois plus tard, on aura d'autres nouvelles de l'acteur, ou plus précisément de sa femme, Jill Ireland : celle-ci vient de se voir diagnostiqué un cancer du sein.  Les journaux "people" s'en donnent à coeur joie des deux côtés de l'Atlantique : le patho, ça fait vendre ! C'est à peine si l'on parle des films de l'acteur, Le Justicier de New York, La Loi de Murphy et le téléiilm Act of Vengeance qui sortira au cinéma en France.

Charlie, d'ailleurs, délaisse un temps les plateaux, et va se consacrer à sa femme. Jill va décéder en 1990, laissant son mari désemparé. Il va revenir à l'écran  en commençant par la télévision : Yes, Virginia, there is a Santa Claus (traduit chez nous par Le Messager de l'espoir), et une adaptation du roman de Jack London Le Loup des mers avec Christopher Reeves.

Légende et réalité de Charles Bronson (7)Il va ensuite renouer avec le genre policier, toujours à la télé, avec Donato père et fille puis avec une série de téléfilms, Family of Cops (Flics en famille), où il joue le père inspecteur, entouré de fils flics et de filles avocates. C'est dans ces films qu'apparait aussi celle qui partage dorénavant sa vie, l'ancien mannequin Kim Weeks. L'histoire est belle, telle qu'elle est présentée par les journaux people : ce serait Jill qui aurait présenté Kim à Charlie, et, peu de temps avant de mourir, elle aurait encouragé son mari à refaire sa vie avec elle... Mais est-ce vrai ?

Au cinéma, ses deux derniers rôles résument sa carrière : après un ultime et, disons le, désastreux cinquième épisode du "Justicier", il va prouver à toute une génération qu'il était capable d'être un véritable acteur dans le rôle du père deséspéré d'Indian Runner, premier film de Sean Penn.

Il épouse Kim Weeks en 1999, mais peu de temps après, il subit les premières attaques de la maladie d'Alhzeimer. Les journaux se collent de nouveau à ses basques...

Il est bien triste de relire les articles de cette époque, qui dégoulinent de patho : entre les évocations de la filmographie de l'acteur, il y a bien sûr son enfance misérable, la maladie de Jill et sa propre déchéance physque. Heureusement que nous avons échappé aux dernières photos. Celles-ci sont visibles sur Internet, hélas !

Charles Bronson disparait le 30 août 2003. De cet acteur, l'un de ses plus atypiques de son époque, qui a dû "ramer" de longues années avant de connaitre la gloire, les journaux ne retiendront que sa jeunesse misérable, son image polémique de "justicier", et les drames qui ont jalonnés la fin de sa vie.

Ce que nous, fans, devons retenir de la vie de Charlie, ce serait sa personnalité complexe, ses débuts laborieux, le talent qu'il a gâché parfois et surtout, surtout, son charisme si particulier, à des années-lumière des standards de la beauté. Je pense personnellement que sans Bronson, des acteurs comme Danny Trejo et Ron Perlman  seraient aujourd'hui cantonnés aux rôles de tueurs sadiques ou de monstres de séries B.

Lundi prochain, un épisode "bonus" qui abordera un problème... de taille !

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