Eklablog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même

Publicité

Légende et réalité de Charles Bronson (6)

Légende et réalité de Charles Bronson (6)Charles Bronson et Jill Ireland se rencontrent sur le tournage de La Grande évasion, et si l'on se réfère  aux deux autobiographies de l'actrice ainsi qu'au livre de Harriett Tendler-Bronson, leur histoire d'amour va démarrer quasi imédiatement.

Au début des années 60, Jill n'est qu'une actrice de second plan dans les films tournés dans son Angleterre natale. C'est Charles Bronson qui va vraiment lancer sa carrière, mais cela ne se fera pas sans grincement de dents : piètre comédienne, elle va être littéralement imposée par sa star d'époux dans les années 70. Et Charlie va se fâcher à mort avec des réalisateurs qui auront le malheur de critiquer sa femme, se coupant ainsi d'une évolution de sa carrière qui va stagner très vite.

Évidement, Jill Ireland n'est pas la seule responsable des mauvais choix de son mari. Mais il y a autre chose, que je ne connaissait pas avant d'avoir lu les mémoires d'Harriett, première épouse délaissée, et sans doute amère : elle accuse à mots plus ou moins couverts la seconde Madame Bronson d'être autoritaire et prétend que son mari la "craignait" (les guillemets sont de rigueur, bien sur). Difficile de faire la part des choses, entre une ex-femme qui s'est sentie - à juste titre - spoliée de bien des façons et une jeune actrice britannique aux dents longues. On peux imaginer des journaleux se jetant sur une telle manne, mais, à ma connaissance, il n'y a pas eu - en France en tout cas - des articles à scandale sur le sujet.

Légende et réalité de Charles Bronson (6)Toujours est-il que Jill Ireland va faire partie de la filmographie de Bronson, pour le meilleurs et pour le pire, pourrait-on dire, car si elle n'est pas trop mauvaise dans Le Passager de la pluie, si elle est assez bonne dans La Cité de la violence, que dire de sa prestation dans De la part des copains ou dans Avec les compliments de Charlie ? Seul film réussit du duo Bronson/Ireland, C'est arrivé entre midi et trois heures, délicieux westen parodique où ils se renvoient la balle avec talent.

Pour Charles Bronson, sa deuxième femme est une excellente comédienne et il est quasiment impossible à un réalisateur de lui imposer une autre partenaire.  Une des exceptions notables est Un justicier dans la ville : il est évident que l'acteur ne pouvait imaginer Jill dans le rôle de son épouse molestée... enfin par un autre que lui ! Car il semble que le couple développe devant caméra une relation très proche du sadomasochisme : Dans La Cité de la violence, De la part des copains, Chino ou C'est arrivé entre midi et trois heures, Jill est souvent bousculée par son mari !

Ce couple si dissemblable sur bien des points - l'ancienne danseuse issue de la bourgeoisie anglaise et l'ex-mineur associal - va continuer son petit bonhomme de chemin, les chasseurs de scoop vont finir par s'en désintéresser, et il faudra attendre les années quatre-vingt pour que, attirés par les effluves du drame, les journalistes reviennent à la charge...

 

Légende et réalité de Charles Bronson (6)

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
D
Jill Ireland a aussi permis à son époux de faire de bons choix : à la fin des années 1960, la carrière de Bronson, toujours acteur de second plan aux Etats-Unis, est alors en dents de scie.<br /> Trois films tournés en Europe vont le relancer…<br /> <br /> Sur les conseils de Jill, il décide de jouer en co-vedette avec Alain Delon dans le polar français ADIEU l’AMI puis dans le drame psychologique LE PASSAGER DE LA PLUIE, en 1970, avec Marlène Jobert, qui est un grand succès et lui offre une renommée internationale.<br /> « Sans ces films et sans ma femme je serais resté un acteur de second rang », avouera t-il plus tard.<br /> (source : riowestern.com)
Répondre
A
Je viens de parcourir ces deux articles qui me donnent envie de me procurer le bouquin de Winner que je lirais avec la distance qui s'impose quant à la véracité de ses dires... En tout cas, le portrait de Jill est assez intriguant et l'anecdote avec Delon m'a fait sourire.
Répondre
L
Je crois qu'il était bien fracassé. Mais il savait bien "anecdoter". Dans ce lien, il a justement des anecdotes rapportées d'Ava Gardner de sa relation avec l'envahissant Howard Hughes (le mot est faible), ce qui est raccord avec ton post d'aujourd'hui, Fred, ainsi que sur les strictes habitudes alimentaires de Bronson et une délicieuse anecdote sur Delon (Mais il raconte que Jill ireland avait cuisiné un plat de pâtes au chocolat abominable pour Winner et Bronson, plat que Bronson avala sans rien dire) :<br /> L'abominable lien :<br /> http://www.dailymail.co.uk/femail/article-1321643/Michael-Winners-new-memoir-From-dining-Simon-Cowell-Ava-Gardner.html<br />  
Répondre
F
Il y a sûrement à prendre et à laisser dans les déclarations de Winner, comme on le pressent dans ses mémoires. Il avait un talent certain pour dire des horreurs sur les gens et finir sa phrase par un petit « Je l’adore ! » qui désamorce le tout... 
Répondre
L
Michael Winner a écrit que Jill Ireland et lui avaient été brièvement amants alors qu'il était encore étudiant et que Jill Ireland avait 19 ans. Il la présente comme un femme merveilleuse mais visiblement obsédée par le mariage dès l'âge légal de 21 ans. Elle aurait proposé à Winner de se marier, il refusa car il était alors trop fauché, jeune et sans perspective et car il ne pensait pas qu'elle se marierait avec un autre. A sa grand stupéfaction, elle se maria à 21 ans avec David McCallum en se déclarant toujours amoureuse de Winner (c'est Winner qui écrit ;-)) Il ne la revit pas pendant 14 ans : en 1970, il la refréquenta car il tentait d'avoir Bronson dans "Les collines de la terreur". Jill Ireland avait dit à bronson qu'ils étaient de vieux amis, mais elle fit promettre à Winner de ne jamais dire qu'ils avaient été amants par peur de la réaction de Bronson.<br /> Le lien : http://www.dailymail.co.uk/news/article-2268592/Thank-heavens-Charles-Bronson-I-slept-wife-Michael-Winners-outrageous-life-words.html<br />  
Répondre