Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
Dan Kehoe (Clark Gable), aventurier opportuniste, apprend l'existence de 100 000 $ cachés à Wagon Mound, un ranch appartenant à Ma McDade (Jo Van Fleet), mère des quatres bandits ayant volé le magot. Trois d'entre eux ont trouvés la mort, le dernier est en fuite, et la matriarche garde un oeil sur l'or mais également sur ses brus...
Le Roi et quatre reines, film de Raoul Walsh datant de 1956, porte bien son nom, car il s'agit effectivement d'une partie de poker entre ce filou de Gable, charmeur et malin, et quatre des femmes enfermées dans ce huis-clos oppressant. Si Jo Van Fleet crève litteralement l'écran en "Ma Dalton" impitoyable, Eleanor Parker et Jean Willes tirent leurs épingles du jeu, Sara Shane est plûtot convaincante, et Barbara Nichols fait un peu office de nunuche de service.
Ce western est sympathique, et offre une atmosphère originale que l'on ne retrouvera que dans Les Proies de Don Siegel (un hommage manifeste). Ces quatre femmes, coincées dans un ranch perdu, sont obligées d'attendre le retour du survivant ; en effet, les trois frères McDade ayant trouvé la mort dans une explosion, les corps étaient donc impossibles à identifier. Kehoe va se retrouver dans ce gynécée du far west comme un coq dans un poulailler...avec les sous-entendus qui s'imposent.
La fin est d'une ammoralité réjouissante, notre héros partant même avec l'argent et la bénédiction du sherif ! Bref, Le Roi et quatre reines est un agréable film, plus proche du drame psychologique que du western pur et dur, avec des personnages féminins travaillés pour la plupart et un dialogue qui n'es pas si innocent !

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