Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
Notre ami Fred a développé sur son blog une théorie passionnante : Harmonica serait le fantôme du jeune métis dont Frank a assassiné le frère.
Je reconnais qu'il y a de serieux indices tendant à prouver la véracité de cette théorie. Je suis même en mesure de proposer au moins un argument complémentaire : Harmonica est toujours là où il faut quand il faut !
Revoyons, si vous le voulez, les apparitions de notre harmoniciste.
Je passe sur son entrée en scène, dans la petite gare, qui est en soit un grand classique du cinéma. Nous le retrouvons au relais de dilligence, mais là, c'est lorsque le Cheyenne est présent qu'il se manifeste.
Puis il malmène Woobles et joue sa sérénade devant le ranch des McBain. Lorsque, le lendemain, le Cheyenne vient se défendre du meurtre auprès de Jill, il n'apparait nulle part...et on le retrouve dans l'écurie de la jeune femme, où il laisse entendre que le bandit a raison en ce qui concerne la machination : cela veut dire qu'il a écouté la conversation.
Plus tard, Harmonica va espionner Frank et j'avoue que là, il y a comme un problème : le tueur est dans le train de Morton, entouré des hommes de sa bande. Pourtant, notre héros arrive à se hisser sur le toit sans éveiller les soupçons (mais en même temps, le Cheyenne, lui, est sous le train !). Il est alors découvert par...Frank ! Cela voudrait dire qu'il a voulu être découvert par celui qu'il poursuit de sa vengeance.
En fait, Harmonica n'apparait que lorsque cela l'arrange, et semble savoir par avance que le Cheyenne et Jill vont lui permettre d'acceder - enfin - à la vengeance qu'il murît depuis une bonne vingtaine d'années...
Il y a aussi sa façon d'apparaître à l'écran, quasiment toujours de la même manière, comme s'il était hors du cadre et suivait l'action avant d'intervenir à propos. D'autres détails peuvent certainement être trouvés pour donner corps à la théorie "Harmonica est un fantôme", mais le mieux, c'est de revoir ce chef-d'oeuvre du cinéma, et de se laisser emporter...
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