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Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même

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Le Maître du monde (1961)

Le Maître du monde (1961)Une séquence pré-générique présente, sous forme d'un mini-documentaire, les débuts laborieux de l'aviation, le rêve éternel de l'homme de vouloir dominer le ciel et de devenir le "Maître du monde".

Par une belle journée, les habitants de Morgantown (Pennsylvanie) connaissent une belle frayeur : du sommet du mont Eyrier, des flammes jaillissent tandis q'une voix venue de nulle part déclame des versets de la Bible.

Le gouvernement américain charge John Strock (Charles Bronson) d'enquêter sur ce phénomène. Le mont Eyrier étant inaccessible, il s'adjoint l'aide d'un marchand d'armes, Mr Prudent (Henry Hull), qui a conçu un petit dirigeable (j'ai oublié de préciser que nous sommes à la fin du XIXème siècle). Il fait également connaissance avec Philip (David Frankham), le bras droit de Prudent, et de la jolie Dorothy (Mary Webster), la fille de l'armurier, par ailleurs fiancée de Philip.

Voici donc nos héros à bord de l'aérostat, s'approchant du sommet de la montagne, lorsque deux torpilles abattent l'appareil. Ils se retrouvent ensuite prisonniers d'une forteresse volante, "l'Albatross", conçue et pilotée par Robur (Vincent Price), un étrange personnage.

Le Maître du monde est un film réalisé par William Witney, sur un scénario de Richard Matheson, d'après deux romans de Jules Verne, "Robur le conquérant" et "Le maître du monde". Avec ses décors très colorés, ses effets spéciaux vieillots, les scènes d'action dignes d'un vieux "sérial", ce film ne peut (et ne doit) pas être comparé à 20 milles lieues sous les mers !

Pourtant, on y trouve quelques raisons de l'apprecier : Vincent Price donne une certaine noblesse à son personnage de 'Robur' et le personnage de 'John Strock' permet à l'ami Bronson de camper un héros sympathique. Le scénario est impecable, signé d'un des "maîtres" de la SF (Matheson est l'auteur du livre "Je suis une légende" et a collaboré à des épisodes de La Quatrième dimension).

Par contre, on ne peut pas dire que les autres acteurs soient au même niveau : 'Prudent' est une vieille baderne ridicule, la scène où il découvre de visu les affres de la guerre est gâchée par les grimaces d'Henry Hull, rendant le personnage pitoyable.

Mary Webster et David Frankham sont d'une banalité qui n'apporte rien à l'histoire. Des seconds rôles composant l'équipage de l'Albatross, le plus agaçant est le cuisinier 'Topage' (joué par Vito Scotti), qui passe son temps à se lamenter sur ses gamelles qui dégringolent à chaque mouvement du vaiseau  volant ! 

Mais j'ai pris néanmoins plaisir à revoir Le Maître du monde qui est un bon film d'aventure : outre une ambiance un peu "kitch" et un scénario passionnant, il offre à Bronson un rôle plutôt original dans sa filmographie. 

Le Maître du monde (1961)

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L
J'ai jeté un oeil à l'autobiographie de David Frankham (qui a l'air d'avoir une tête bien faite sur les épaules, et qui est encore vert, j'ai regardé un récent entretien vidéo de lui à presque 98 ans). Il dit que Bronson sur le tournage était très discret et timide même pour aller boire des verres en fin de journée, alors que le tournage - du fait de Vincent Price - était très joyeux. A chaque pause, et pour déjeuner, il allait dans le studio d'à côté pour voir son ami Steve McQueen, qui tournait la série "Au nom de la loi". Bronson aurait dit qu'il ne se sentait pas à l'aise dans ce genre de film "victorien", mais Frankham ajoute que lorsqu'il avait une scène avec Bronson, il savait que, quoi qu'il fasse, Bronson l'éclipserait...
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L
J'ai enfin vu "Le Maître du monde". Le film est clairement un sous-Vingt Mille Lieues sous les mers en fauché. Le scénario n'aide pas, où des relations et des personnalités intéressantes sont ébauchées pour chacun, sans aller jusqu'au bout ou sont mal fagotées. Les personnages ne sont pas blancs ou noirs, aucun n'est sympathique : Price est un idéaliste impitoyable, David Frankham (que j'ai bien aimé, comme en une rebellion de sa fadeur, et qui est toujours vivant) est une  tête à claques dévorée par la jalousie, Hull (qui en fait des caisses comme souvent, comme dans les deux films, de King et de Lang, consacrés aux frères James) est un vendeur d'armes capitaliste qui ne veut pas réaliser les conséquences de son activité (mais c'est rendu grotesquement), et Webster est une femme qui hésite (pas longtemps) entre deux hommes, rôle tristement stéréotypé de potiche. Mais c'est assez mal rendu, Frankham va jusqu'à essayer de tuer Bronson mais ça passe comme une lettre à la poste à la fin. Il n'y a pas de conséquences visibles pour ces personnages. Les seuls qui sont cohérents sont Price en sous-Nemo (sommairement ébauché et qui dirigé son aéronef depuis une salle grande comme une boîte à chaussures, on est loin du Nautilus du film de Richard Fleischer) et Bronson. Bronson est bon et dégage un bon charisme, et il est déjà un anti-héros, qui n'hésite pas à mentir lorsqu'il jure sur l'honneur (pour sauver sa peau, ce qui scandalise l'abruti bellâtre) ou à trahir ses compagnons de manière tactique, et a-t-il autant parlé dans un film ? Et que les rayures lui vont bien ;-) Cerise sur le gâteau, un des hommes d'équipage, celui qui est à la proue et a une allure de culturiste me disait quelque chose : c'est bien le jeune Richard Harrison, lui aussi toujours parmi nous.
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L
Je prendrai ce film, je sais bien, juste pour le t-shirt de Charlie... Cadeau d'anniversaire idéal !
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L
Que vaut l'image du Blu-ray/DVD qui vient de sortir ?
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