Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
Une séquence pré-générique présente, sous forme d'un mini-documentaire, les débuts laborieux de l'aviation, le rêve éternel de l'homme de vouloir dominer le ciel et de devenir le "Maître du monde".
Par une belle journée, les habitants de Morgantown (Pennsylvanie) connaissent une belle frayeur : du sommet du mont Eyrier, des flammes jaillissent tandis q'une voix venue de nulle part déclame des versets de la Bible.
Le gouvernement américain charge John Strock (Charles Bronson) d'enquêter sur ce phénomène. Le mont Eyrier étant inaccessible, il s'adjoint l'aide d'un marchand d'armes, Mr Prudent (Henry Hull), qui a conçu un petit dirigeable (j'ai oublié de préciser que nous sommes à la fin du XIXème siècle). Il fait également connaissance avec Philip (David Frankham), le bras droit de Prudent, et de la jolie Dorothy (Mary Webster), la fille de l'armurier, par ailleurs fiancée de Philip.
Voici donc nos héros à bord de l'aérostat, s'approchant du sommet de la montagne, lorsque deux torpilles abattent l'appareil. Ils se retrouvent ensuite prisonniers d'une forteresse volante, "l'Albatross", conçue et pilotée par Robur (Vincent Price), un étrange personnage.
Le Maître du monde est un film réalisé par William Witney, sur un scénario de Richard Matheson, d'après deux romans de Jules Verne, "Robur le conquérant" et "Le maître du monde". Avec ses décors très colorés, ses effets spéciaux vieillots, les scènes d'action dignes d'un vieux "sérial", ce film ne peut (et ne doit) pas être comparé à 20 milles lieues sous les mers !
Pourtant, on y trouve quelques raisons de l'apprecier : Vincent Price donne une certaine noblesse à son personnage de 'Robur' et le personnage de 'John Strock' permet à l'ami Bronson de camper un héros sympathique. Le scénario est impecable, signé d'un des "maîtres" de la SF (Matheson est l'auteur du livre "Je suis une légende" et a collaboré à des épisodes de La Quatrième dimension).
Par contre, on ne peut pas dire que les autres acteurs soient au même niveau : 'Prudent' est une vieille baderne ridicule, la scène où il découvre de visu les affres de la guerre est gâchée par les grimaces d'Henry Hull, rendant le personnage pitoyable.
Mary Webster et David Frankham sont d'une banalité qui n'apporte rien à l'histoire. Des seconds rôles composant l'équipage de l'Albatross, le plus agaçant est le cuisinier 'Topage' (joué par Vito Scotti), qui passe son temps à se lamenter sur ses gamelles qui dégringolent à chaque mouvement du vaiseau volant !
Mais j'ai pris néanmoins plaisir à revoir Le Maître du monde qui est un bon film d'aventure : outre une ambiance un peu "kitch" et un scénario passionnant, il offre à Bronson un rôle plutôt original dans sa filmographie.
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog
