Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
Le film débute comme une de ces "légendes urbaines" très à la mode : un couple qui fait l'amour dans un van en forêt, un détraqué complétement nu qui poignarde le jeune homme avant de coincer la fille et de l'étripper...
Lorsque l'inspecteur Leo Kessler (Bronson) commence son enquête, il se retrouve flanqué d'un jeune flic admiratif, Paul McAnn (Andrew Stevens), et s'aperçoit par la suite que la pauvre jeune fille assassinée était une amie de sa propre fille Laurie (Lisa Eilbacher).
Le Justicier de minuit, réalisé par Jack Lee-Thompson, était prévu au départ pour être l'histoire d'un homme se vengeant des terroristes ayant tué sa famille. Est-ce parce que le réalisateur avait commis l'année précédente un "slasher" intitulé Happy Birthday qu'il eu envie de remettre le couvert ? Toujours est-il que ce "sous-justicier" mâtiné de film de serial-killer est assez indigeste.
Les dialogues sont lourdements explicatifs : Kessler, devant le médecin-légiste qui dit que la jeune fille a reçu de multiples coups de couteau, rétorque "ces malades utilisent le couteau comme un pénis" (bien sûr, tous les tueurs en série sont des impuissants, c'est connu !)
Il ya d'ailleurs la "grande" scène, où notre inspecteur trouve un sex-toy dans la salle
de bains du suspect. Justement, parlons du "suspect" (en fait, on sait dès le début que c'est lui le coupable ) :
Warren Stacy (Gene Davis), se sent donc obligé de se dévêtir complêtement pour commettre ses crimes. Lors de certaines scènes, comme son intrusion meurtrière dans le foyer des infirmières où loge Laurie, il est proprement ridicule avec sa démarche "robotisé" : à chaque fois que je vois ce passage, je ne peux pas m'empêcher de ricaner, tant il est loin de l'image d'un Ted Bundy !
Il y a pourtant de bonnes choses dans Le Justicier de Minuit : Andrew Stevens et Lisa Eibacher, tous deux excellents acteurs, se renvoient la balle avec justesse, leurs personnages, d'abord antagonistes, finissent par tomber amoureux l'un de l'autre. Ils parviennent à "enterrer" Bronson, qui, dans le rôle du vieux flic bougon et têtu n'a aucune chance devant la fougue de la jeunesse !
On apperçoit Paul McCallum, beau-fils de Charles, dans un rôle de laborantin fumeur de joints. Ce n'est ni la première, ni la dernière fois qu'il apparaît dans un film de Bronson, j'en parlerais une autre fois ; également dans la distribution, la chanteuse Jeane Manson, pour un tout petit rôle de prostituée.
La fin du film est un exemple de la finesse des discours sécuritaires chers à certains polititiens qui sévissent ici et outre-Atlantique !
Pour finir, Le Justicier de Minuit, c'est un peu comme si notre pote Paul Kersey avait rempilé dans les rangs de la police. Pour le meilleur et pour le pire !
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