Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
La disparition de Lauren Bacall m'a rappelé que les actrices de sa génération possédaient quelque chose qui manque à celles d'aujourd'hui : le glamour.
Je m'étais fait cette réflexion il y a déjà longtemps : dans les années 40 et 50, en grande partie grâce à la censure, la sensualité était beaucoup plus belle à l'écran. La nudité était interdite ? Rita Hayworth se défait langoureusement de son gant. Parler crûment de sexualité était tabou ? Les dialogues étaient à double sens, les gestes, les regards en disaient plus que les mots.
Et surtout, les actrices avaient "la classe", une certaine présence, un sex-appeal. En d'autre terme : elles étaient "glamourous", comme on dit outre-Atlantique. Bien sûr, ce n'était pas vraiment aussi rose que cela : très souvent, une starlette était découverte, engagée par une compagnie cinématographique qui investissait sur elle : cours de comédie, de danse, de chant, parfois elle devait passer entre les mains d'un chirurgien esthétique pour correspondre à une certaine "image", souvent pour ressembler à la star d'une compagnie concurrente.
On peut penser qu'il y avait une certaine "normalisation" à l'époque : chaque studio avait sa Marilyn Monroe, sa Lana Turner ou sa Doris Day. Et pourtant, à mes yeux, les actrices de cette génération avaient plus de personnalité que celles d'aujourd'hui. C'est certainement une idée que je me fait, bien sûr. J'ai la mauvaise habitude de comparer ce qui ne peux l'être, surtout qu'à l'heure actuelle, ce sont les films qui sont formatés, non les comédiens.
En tout cas, on peux remercier - avec les réserves qui s'imposent - les "moguls" qui ont forgé les sex-symbols qui aujourd'hui encore font fantasmer.
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