Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
Il y a quelques semaines, suite à la fusillade d'Aurora, j'avais poussé un coup de gueule sur ce blog contre les internautes qui fustigeaient la violence au cinéma, résponsable selon eux de ce genre de drame.
Aujourd'hui, je voudrai reprendre le sujet, avec plus de calme et de pondération. Pour commencer, je dirait que ni le cinéma, ni les jeux vidéos, ni la littérature ne peuvent être tenus pour responsables des drames qui se sont déroulés récement, aux U.S.A. comme ailleurs : depuis que l'Homme est sur Terre, les crimes existent. On peut même dire que ce sont les horreurs commises par certains individus qui inspirent la fiction.
Edward Theodore Gein était un petit gars du Wisconsin qui vivait avec sa mère. Il a massacré des femmes pour se fabriquer des sous-vêtements et des masques en peau humaine. Ed Gein fût le "modèle" pour le livre "Psychose" de Robert Bloch, devenu un classique d'Alfred Hitchckock, ainsi que pour "Le Silence des agneaux". Il inspira même 'LeatherFace' de Massacre à la tronçonneuse.
Depuis toujours, il y eu dans le monde des "monstres à visage humain", des individus qui n'avaient nul besoin d'émulations pour comettre des crimes. Parfois, leurs folies étaient connues de tous, et pour cause : l'empereur Caligula qui éventra une de ses maîtresses, le Prince Vlad de Transilvanie qui aimait dîner en regardant l'empalement de ses ennemis, ont vécus à des périodes de l'Histoire où le rafinement ne se trouvait pas que dans l'architecture et la poésie, mais aussi dans la guerre et la torture.
D'ailleurs, pouvont-nous dire que nous soyont plus "évolués" que ces deux tristes individus ? Je pense depuis déjà longtemps que le terme de "civilisation" n'est qu'un verni, déstiné à cacher sous un mot respectable les plus bas instincts de nos semblables.
Les criminels, célèbres ou inconnus ont traversé l'Histoire, et continueront à le faire. Les journalistes, écrivains, scénaristes et réalisateurs continueront de s'en inspirer, des gens mal dans leurs peau, des malades et d'autres criminels prendront à leur tour modèle des films et livres pour commettre l'irréparable. Qui est résponsable ?
Reste la litterature, le cinéma, pour nous renvoyer l'image de ces fous qui sont parmis nous, et selon le vieil addage : "la réalité dépasse la fiction"...
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