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Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même

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Le Chanteur de jazz

Le Chanteur de jazzJakie Rabinowitz (Al Jolson) est le fils du chantre de la synagogue. Mais le jeune homme, passionné de jazz, se produit en cachette dans les bars, jusqu'au jour où, surprit par son père, il reçoit une correction et s'enfuit de chez lui. Des années plus tard, devenu Jack Robin, il revient à New York où il est engagé dans un spectacle de Broadway.

Le Chanteur de jazz (Alan Grosland - 1927) est souvent considéré comme le premier film parlant, alors qu'il n'y a qu'un dialogue improvisé ; seules les chansons sont en fait sonorisées.

Il s'agit d'une comédie dramatique sur l'éternel dilemne du chanteur qui doit choisir entre sa passion et la pression familiale. Al Jolson, acteur d'origine juive lithuanienne, fût la première "star" de Broadway, dans le registre du "blackface", un dérivé des spectacles de "minstrels" populaires aux U.S.A. On peut imaginer que ce film est en partie autobiographique.

Le Chanteur de jazz est en fait une curiosité, qu'il faut voir Le Chanteur de jazzcomme un "classique" du cinéma, et qui est plutôt sympathique, malgré un jeu très excessif des acteurs, constante obligée (et pour cause !) dans tous les films muets...

 

 

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V
Belle défense du muet qui, par définition ne peut répondre que par geste, ou par écrit. Signé: un admirateur silencieux.
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L
Gare, le jeu très excessif des acteurs du muet est une légende incomplète, d'ailleurs amplifiée par le chef d'oeuvre "Chantons sous la pluie" (à but de comédie) ou plus récemment "The artist" qui se fonde sur ce qu'on attend du muet et sur ce qu'il y avait de plus expressif dans le muet ; Douglas Fairbanks n'était pas un exemple de sobriété ; mais le parlant regorge de Kinski assez volubiles dans leur jeu. Toutes les oeuvres du muet ne font pas dans la surenchère et la grimace : Je viens de voir les 3h45 de "Monte Cristo" de Fescourt (1928) et j'ai réussi à tout voir avec passion et suis resté admiratif par ce que laissent passer ces deux films. Les premières années du ciné muet étaient très structurées par le théâtre, puis ensuite selon les films, il y a eu une autre grammaire se mettant peu à peu en place, avec notamment l'apparition d'une vraie mise en scène et des gros plans. Le ciné muet n'est pas un art naïf et outrancier, juste une partie. Bon, j'admire Fritz Lang, notamment sa période muette et son acteur fétiche Rudolph Klein Rogge n'était pas d'une sobriété exemplaire ; il pourrait remettre à sa place un Kinski ;-)Pour le reste, ne j'ai jamais vu ce "Chanteur de jazz" qui n'a pas une super réputaion.
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