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Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même

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Le Cas Richard Jewell (2019)

Le Cas Richard Jewell (2019)Été 1996. Les Jeux Olympiques attirent la foule à Atlanta, où des concerts ont lieux dans Centennial Olympic Park. Dans la nuit du 26 au 27 juillet, un agent de sécurité, Richard Jewell (Paul Walter Hauser) découvre un sac à dos sous un banc. Au même moment, un mystérieux appel téléphonique au 911 averti de l'explosion imminente d'une bombe.

De fait, le sac découvert par Jewell contient bel et bien un engin explosif qui va causer la mort de deux personnes et blesser une centaine d'autres. D'abord vu comme un héros, l'agent de sécurité est toutefois suspecté par le F.B.I. d'avoir lui-même déposé la bombe. Une fuite dans la presse ne tarde pas à retourner l'opinion publique contre lui et faire de sa vie un enfer.

Le Cas Richard Jewell est réalisé par Clint Eastwood et s'inspire d'une histoire vraie.  si j'ai d'abord pensé à la maxime Fordienne "Quand la légende est plus belle que la réalité, on imprime la légende", en remplaçant le mot "belle" par "vendeuse", j'ai gardé à l'esprit qu'il s'agit de la vie réelle d'un homme, brisée par le malentendu, la présomption de culpabilité et bien sûr le désir des médias d'être "sur le coup", qu'elles qu'en soient les conséquences.

'Richard Jewell' y est décrit comme gentil, calme, mais aussi trop zélé dans son boulot. Sa passion des armes et son entrainement aux explosifs durant ses classes vont lui être préjudiciables. Sans oublier sa naïveté qui le fait tomber dans le piège que lui tend le F.B.I. Heureusement que sa diatribe finale devant la commission d'enquête nous donne à penser qu'il a fini par se révolter contre l'injustice dont il a souffert pendant huit mois ! J'ai trouvé le jeu de P. W Hauser particulièrement bon en l'occurrence.

L'avocat Watson Bryant, joué par Sam Rockwell, est quant à lui détonnant. Loin de l'image trop "lisse" du défendeur, il s'implique à fond dans son combat, simplement par amitié pour 'Jewell' qu'il connait depuis plus de dix ans. Personnage excentrique au premier abord, il démontre sa compétence derrière ses engueulades avec son client et les enquêteurs, scènes qui désamorcent souvent la tristesse du propos.

La journaliste Kathy Scruggs (Olivia Wide) monnayant le "scoop" contre une partie de jambes en l'air avec un membre du F.B.I. est présenté dès les premières images comme une personne sans état d'âme, et même sa vote-face finale est plus à mon avis une question d'amour-propre que du repentir sincère. Il faut noter par ailleurs que ce personnage fit polémique lors de la sortie du film aux U.S.A., le journal employant Scruggs (décédée en 2001) accusant le scénariste d'avoir sali sa mémoire.

Notons aussi Kathy Bates en mère-courage de notre malheureux héros, et Jon Hamm en agent fédéral antipathique et facilement berné par la journaliste arriviste.

Après 15h17 pour Paris et Sully, Easwood continue donc son travail de "docu-fiction de luxe", sur les faits divers ayant défrayé la chronique américaine. Le Cas Richard Jewell n'a pas l'aura de fascination de films comme American Sniper ou La Mule, mais j'ai bien aimé cette vision peu reluisante de deux institutions américaines : les médias et le F.B.I.

 

 

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