Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
Une nuit, la petite Sophie (Ruby Barnhill), en regardant par la fenêtre de l'orphelinat, surprend un géant qui rôde dans la rue, et celui-ci l'enlève aussitôt.
Transportée dans un mystérieux pays, la petite fille se rend vite compte que son kidnapeur est le plus gentil (et le plus petit) des habitants de ce lieu. Une amitié se noue entre ses deux êtres, sans doute parce qu'ils sont l'un et l'autre solitaire et triste.
Le géant (doublé par Mark Rylance en vo et par Danny Boon en vf) est en fait un "attrapeur de rêves", qu'il va ensuite transmettre aux humains la nuit venue. Mais les autres géants, de sombres brutes, aiment à dévorer la chair humaine, et ne tardent pas à sentir la présence de l'enfant sur leur île...
Le Bon Gros Géant (2016) est l'adaptation d'un livre de Roald Dahl par Steven Spielberg. Il s'agit d'un conte pour enfants plutôt bien réalisé, mais qui, à mon avis, est un film "mineur" dans la carrière du réalisateur.
Je ne connais pas l'oeuvre de Roald Dahl, mais j'espère que le conte original est plus passionnant et moins lénifiant. Dans la salle, les enfants qui assistaient à cette projection ont été singulièrement sages, même la scène où la reine d'Angleterre (jouée par Penelope Wilton) goûte la boisson que lui offre le géant n'a suscité que quelques rires... d'adultes.
Curieux film que ce BGG : si certains éléments de l'histoire sont fascinants, comme la maison-caverne du géant (superbe) ou la capture des rêves (à la fois magique et vaguement inquiétante), on a l'impression qu'il manque quelque chose, comme si certains passages importants du livre avaient été oubliés ou coupés au montage.
Cela donne au final une oeuvre trop vite expédiée, où l'on a pas vraiment le temps de comprendre la psychologie des deux personnages principaux. Ou alors, je suis trop vieille pour l'avoir apprécié à sa juste valeur...
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog

