Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
Finian McLonegan (Fred Astaire) s'installe avec sa fille Sharon (Petula Clark) dans un petit hameau du Sud des U.S.A, Rainbow Valley. Il a quitté son Irlande natale après avoir volé le chaudron rempli d'or d'un leprechaum, Og (Tommy Steele).
Alors que les habitants de Rainbow tentent d'empêcher le sénateur Bilboard Rawins (Keenan Wynn) d'acheter la vallée, et qu'une idylle se noue entre Sharon et le sympathique Woody (Don Franks), Og a retrouvé Finian et compte bien lui reprendre son bien, sous peine de devenir un humain à part entière...
Même si j'aime certaines comédies musicales, j'avoue ne pas être très attirée par le genre. Mais j'ai d'abord été alléchée par la présence de Fred Astaire, et étonnée par celle de Petula Clark. Mon étonnement à d'ailleurs redoublé quand j'ai lu le nom de Francis Ford Coppola à la réalisation. J'ai donc regardé cette Vallée du bonheur qui, je pensais, me promettait de bons moments...
C'est donc une déception pour moi de voir une comédie assez poussive, malgré le mélange de légende irlandaise et de charge contre le racisme. Le pauvre Astaire dont c'était l'un des derniers rôles est visiblement trop vieux et ses numéros de danse n'ont plus l'allant d'autrefois. Petula Clark est charmante, mais son personnage est somme toute banal, et même si le racisme est évoqué en filigrane, il y a tout de même cette scène désastreuse avec Howard (Al Freeman, Jr), embauché pour être le majordhomme de Rawkins, qui s'applique à le servir "en trainant des pieds comme un bon serviteur".
En résumé, j'ai vécu le visionnage de La Vallée du bonheur comme un pensum désgréable (le film dure 2h30 !), et je n'ai cessé de me dire : Pauvre Fred Astaire, finir ainsi...
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