Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
La Guerre de Sécession vient de s'achever, et le général nordiste Lance Poole (Robert Taylor ) rentre chez lui au Wyomming.
Malheureusement, Pool est un Indien Shoshone, et la région, qui vient de devenir un État, attire des fermiers à la recherche de terres. La Vallée du Paradis, où vit sa tribu, est convoitée, et les siens se voient menacés d'expropriation...
La Porte du diable est un western pro-indien d'Anthony Mann de 1950, qui expose le problème sans fioriture : Pool, héros de guerre, croit naïvement en l'amitié des blancs et des indiens, avant de comprendre - trop tard - qu'il ne sera jamais aux yeux de certains qu'un "Peau-rouge". Le monolithisme de Robert Taylor sert le film, pour une fois, et sa toute dernière scène, hautement symbolique, est bouleversante.
Autre grande idée : l'avocat qui prend fait et cause pour la tribu est... une avocate, jouée par Paula Raymond ! Une femme se débattant dans un monde d'hommes est là aussi innovant, pour l'époque du film.
Autour d'eux, Louis Calhem en avocat raciste, Edgard Buchanan en vieux shérif ami des Shoshones mais coincé par la législation, et Marshall Thompson, futur "Daktari", en fermier.
La Porte du diable est un très bon western novateur pour l'époque.
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