Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
Depuis toujours, l'homme a aimé se faire peur. Les mythes, les légendes, les contes de fée, puis la littérature ont développé les thèmes effrayants. Il n'est pas étonnant que le cinéma s'en soit emparé à son tour, d'abord avec les croques-mitaines connus, puis en créant ses propres mythes.
Reprenant donc les monstres "anciens", valeurs sûres en matière de frayeur, le 7ème art a peuplé les grands écrans de vampires, loups-garous et autres zombies. S'appuyant également sur les classiques littéraires, il recréa le monstre de Frankeinstein, l'élégant comte Dracula, les héros maudits d'Edgar Poe. Puis, au fur et à mesure que les effets spéciaux se modernisent, les singes géants, les dinosaures, les créatures de lacs noirs trouvent leur place dans le panthéon cinématographique.
Mais les temps changent, le public a besoin d'autres frayeurs. D'ailleurs, de nouvelles peurs naissent dans l'inconscient collectif : la bombe atomique, les O.V.N.I., les serial killers commencent a faire concurrence avec le vieux cinoche qui, en opportuniste qu'il est, ne tarde pas à les intégrer à son bestiaire fantastique.
La peur au cinéma symbolise souvent les psychoses humaines : ainsi, une invasion extraterrestre peut, sous couvert de film, stigmatiser la Guerre froide. Dans le même genre d'idée, le célèbre Godzilla personnifie pour le peuple Japonais le traumatisme des bombardements sur Hiroshima et Nagasaki.
Ces œuvres, datant pour la plupart des années 50, peuvent être vues aujourd'hui comme des documents sur les terribles événements du passé, ou peut-être des mises en garde contre les excès de la science.
Dans les années 70, la peur prend des formes plus variées, plus proche de nous, comme L'Exorciste, Hamityville la maison du diable (censé être basés sur des faits réels), alors que Spielberg effraie les vacanciers de toutes les stations balnéaires avec son requin et que Ridley Scott réinvente la SF avec Alien.
Cette même décennie est marquée par deux nouveautés en matière de peur cinématographique : le slasher et les films de cannibales. Si le premier est resté encore aujourd'hui une valeur sûre, il semble que le deuxième ait "muté" pour donner naissance aux films de zombies bien gores.
Aujourd'hui, le film d'épouvante se décline en deux sous-genres (bien nommés, à mon avis) : le film bien crapoteux, avec découpage et mises en scènes morbides, et le film à suspens, genre "on trouve une caméra dans une forêt où des jeunes ont disparus"...
Bref, si au départ le cinéma d'épouvante avait un certain charme, une poésie intrinsèque, aujourd'hui, je n'ai nulle envie de découvrir ces catalogues de chair humaine décomposée, ces histoires abracadabrantesque par webcam, ces petites fille chevelues qui sortent des écrans...Non, définitivement, je préfère et de trèèèèès loin, mes vieux copains Boris Karloff, King Kong ou Bruce...
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