Je ne connais rien au cinéma... mais j'en parles quand même
Par Anachronique Val
Earl Stone (Clint Eastwood) a consacré sa vie à l'horticulture, au détriment de sa famille. Sa femme (Dianne Wiest) a divorcé, sa fille (Allison Eastwood) refuse de lui adresser la parole.
Âgé de plus de 80 ans, le voilà criblé de dettes. Lors d'une visite à sa petite-fille (Taissa Faminga) il fait la connaissance d'un jeune latino qui lui propose un travail : servir de "mule" pour un cartel mexicain.
Pendant ce temps, l'agent de la DEA Colin Bates (Bradley Cooper) se voit chargé par son supérieur (Laurence Fishburne) de démanteler le cartel. Il ne tarde pas à s'intéresser à une "mule" particulièrement efficace et... impossible à repérer !
On le sait, on le voit, Clint Eastwood a vieillit. Sa silhouette s'est voutée, ses pas se sont fait plus lents, et son visage comme ses mains sont marqués par les années. Dans ce film, qu'il a réalisé et dont il tient la vedette, il n'a jamais parut plus fragile ni plus vulnérable malgré quelques scènes sensées nous le montrer toujours aussi séduisant voire "fringuant" avec les femmes.
Face à lui, Bradley Cooper et Michael Peña en agents des "Stup" efficaces, Andy Garcia en chef du cartel chaleureux et presque "humain", Ignacio Serricchio en petite frappe.
En voyant ce film, j'ai pensé à Million Dollar Baby : Earl est en délicatesse avec sa famille, comme Frankie Dunn, il se montre entêté et rebelle comme Maggie, son ultime rencontre avec son épouse est poignante comme la fin du film de 2004...
Mais il y a aussi et surtout dans cette oeuvre la terrible vision d'une Amérique désenchantée. La Mule est un regard sans concession d'Eastwood sur son pays, mais également sur lui-même.
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